Invité sur Radio M, Noureddine Yassaa, le directeur du centre de développement des énergies renouvelables (CDER), est revenu sur la part de l’Algérie dans le réchauffement climatique planétaire. L’expert estime que l’Algérie est particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique.

 

0,36%, c’est la part algérienne dans le réchauffement climatique de la planète. Un chiffre qui doit être mis en perspective avec les 4% que représente l’Afrique dans les émissions globales de dioxyde de carbone.  L’Algérie est donc un pollueur important du continent africain. Pourtant, Noureddine Yassaa estime que «si l’on compare ce chiffre avec les 60% des 4 plus grands pollueurs (Chine,  Etat-Unis, Europe, Inde) ce n’est pas grand chose». «Il faut baisser drastiquement l’émission de gaz à effet de serre et réduire à 0 les émissions de gaz carbone à l’horizon 2100» a-t-il commenté. «Ces dispositions ont été adoptées par tous les états membre de ce groupe, (Gieec) soit au total 185 parties contractantes», a rappelé ce mardi l’expert au micro de Radio M dans l’émission «l’invité du direct». Le scientifique rappel qu’au niveau actuel des négociations à la Cop 21, «nous sommes dans une fourchette d’augmentation de 2,7-3,5 degrés». Ce qui est trop peu au regard du seuil maximum de 1,5-2 degré fixé par legroupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat dont il fait partie.

L’Algérie parmi les pays les plus vulnérables au changement climatique

 

«Les pays les plus touchés sont les pays insulaires comme le Bengladesh, la Thaïlande qui risquent de disparaître à cause de l’élévation du niveau de la mer et de la fonte des glaciers» a ainsi déploré le scientifique. L’Algérie a également tout à craindre du réchauffement climatique: «l’Algérie est parmi les pays les plus vulnérable aux changement climatique». A cause notamment de son climat aride et semi aride. L’expert avance aussi les risques liés aux inondations et aux intempéries sur le littoral où plus de 85% de la population algérienne vit. «Au sud, il y a la désertification et la sécheresse. Il y a donc un risque d’exode de la population vers le nord» a t-il ajouté. «Le phénomène du changement climatique est global».  Pour lM. Yassaa, l’Algérie ne peut régler ces problèmes seule: «si vous faites des actions locales,  l’impact sera global». «L’Algérie  a plus de 85% de son électricité produite par du gaz naturel. Le gaz naturel est moins polluant que le charbon et le pétrole» a assuré l’invité de Radio M.