L’Afrique a un potentiel de 1 000 gigawatt en énergie solaire. Or le continent ne dispose que de 1 % de ce type d’énergie renouvelable dans son réseau.

 

Pour que le solaire se développe véritablement sur le continent africain, il faudrait 33 milliards de dollars d’investissements par an pendant 20 ans, selon un conte-rendu de la Banque africaine de développement (BAD) d’une conférence sur la problématique du changement climatique spécifique à l’Afrique organisée au deuxième jour de la COP22 à Marrakech.

« L’Afrique a un gros potentiel en énergie solaire, un potentiel de 1 000 gigawatt », a indiqué Charles Cormier, directeur de l’énergie pour la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord à la Banque mondiale, cité par la BAD. Or le continent ne dispose que de 1 % de ce type d’énergie renouvelable dans son réseau. Et « sur les prochaines décennies, il y aura un grand besoin », a-t-il affirmé.

Pour lui, il faut « maintenant rassurer les investisseurs pour qu’ils se lancent dans le secteur. Pour cela, il faut voir comment aider les pays à s’assurer qu’ils ont un environnement attrayant. En amont, on peut faire quelques projets pour commencer ». La baisse de 60 % du prix du solaire sur les cinq dernières années est un avantage.

Le problème, ont argué certains experts, est le manque de projets bancables ; des investisseurs africains sillonneraient l’Afrique à la recherche de projets de ce type sans en trouver. C’est pourquoi, lesdits experts préconisent un mouvement global et dynamique, comme cela a été le cas avec la révolution de la téléphonie mobile. « La révolution solaire ne se fera pas toute seule. Des pays ont pris une bonne avance, tout le monde peut suivre », ont suggéré les experts présents, citant le Sénégal en exemple.