Les Nations Unies s’inquiètent du risque élevé de propagation du COVID-19 en Libye, en raison de l’insécurité que connaît ce pays, d’un système de santé affaibli et du nombre élevé de migrants, de réfugiés et de personnes déplacées, a déclaré mardi Jens Laerke, porte-parole du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) lors d’un point de presse à Genève.

« Il y a maintenant huit cas confirmés (six à Misrata et deux à Tripoli) et un total de 112 cas suspects », a-t-il précisé, indiquant : « les affrontements en cours, mais aussi les mesures de restriction dues au COVID-19, entravent l’accès humanitaire et la libre circulation du personnel médical et humanitaire et affectent l’aide humanitaire à travers le pays ».

Selon lui, les contraintes pour les livraisons d’aide humanitaire sont dues non seulement aux couvre-feux et aux restrictions de circulation imposées par les autorités en Libye, mais aussi aux mesures de précaution prises par les agences humanitaires pour éviter la transmission.

« Des négociations sont en cours avec les autorités compétentes pour accorder des dérogations aux mouvements et activités humanitaires afin que l’aide soit fournie pendant cette période critique », a dit M. Laerke.