Le ministère tunisien de la Santé, Abdellatif Mekki, a annoncé jeudi que 17 nouveaux cas de COVID-19 ont été enregistrés en 24 heures, suite à 838 analyses virologiques, portant le nombre total des cas en Tunisie à 1.068 cas confirmés.

Lors d’une conférence de presse, M. Mekki a regretté la retour à la hausse du bilan dans son pays après des jours à zéro, tout en faisant savoir que les 17 nouveaux cas ont été détectés auprès de personnes récemment rapatriées de l’étranger et qui se trouvaient déjà en quarantaine obligatoire.

Le nombre des décès, dus au nouveau coronavirus, reste inchangé pour se maintenir à 48 cas, dont la majorité dans le grand-Tunis (quatre provinces), soit 23 décès.

Le bilan épidémiologique du ministère tunisien de la Santé fait état de 938 guérisons contre 82 sujets encore porteurs du virus, dont deux seulement hospitalisés.

Ce diagnostic coïncide avec la reprise, aujourd’hui, des cours scolaires secondaires (où 144.000 élèves ont retrouvé le chemin de leurs lycées) après une suspension de plus de deux mois imposées par l’épidémie.

“Cet état des lieux confirme que le risque existe toujours, en Tunisie tout comme partout dans le monde et dans la région, notamment en raison d’interférences sociales”, a dit le ministre tunisien.

Il a ajouté qu’il est nécessaire de continuer à adhérer massivement à toutes les mesures de prévention à l’intérieur du pays pour soutenir le système de surveillance et de contrôle médical notamment au niveau des frontières, indiquant dans ce contexte que le grand nombre de Tunisiens interagissent positivement avec les recommandations du ministère de la Santé.

M. Mekki a révélé, dans ce sens, qu’un texte juridique sera publié dans la période à venir rendant obligatoire le port des masques dans l’espace public et en déterminant la responsabilité de tous contrevenants.

“La nouvelle incidence des cas enregistrés dans le pays est pleine de leçons (…) une seconde vague de contamination au COVID-19 se veut encore évocable si les mesures préventives ne sont pas respectées”, a insisté M. Mekki.

Ce dernier estime que le système de prévention aux frontières “surveille les nouveaux cas suspects de COVID-19: toute révision sera examinée minutieusement et conduira à la même efficacité”, a conclu M. Mekki appelant en même temps à la nécessité de porter des masques, admettant plus que 75% des Tunisiens sont retournés au travail.

Pour sa part, la directrice de l’Observatoire national des maladies nouvelles et émergentes, Nissaf Ben Alaya, a confirmé la probabilité d’une nouvelle vague de contamination horizontale (locale) de COVID-19 en Tunisie d’autant plus que “le processus de protéger le pays de ce virus est relativement loin d’être terminé”.

Pour elle, les principaux défis actuels resument dans le respect de la distanciation sociale, le port des masques outre les rassemblements inutiles.