Des débris de l’avion d’Egypt Air (images diffusées par l’armée égyptienne).

Son appel aujourd’hui à ne négliger aucune piste sonne comme une réponse aux déclarations de son ministre de l’Aviation civile privilégiant, sans donner d’arguments, la piste de l’attentat terroriste.

 

Dans sa première sortie médiatique après le crash d’un airbus d’Egypt Air, jeudi dernier dans les eaux territoriales égyptiennes, le président égyptien Abdelfatah Al Sissi, a prévenu que ‘’pour l’heure‘’, tous les scénarios étaient ‘’possibles’’

Dès les premiers moments du drame, la presse égyptienne a abordé la piste de l’attentat terroriste dans le sillage des déclarations du ministre égyptien de l’Aviation civile, Cherif Fathi, privilégiant, sans donner d’arguments, cette dernière hypothèse par rapport à celle d’un accident technique. L’Egypte en général et le tourisme égyptien, en particulier, sont encore, en effet, sous le choc de l’explosion au-dessus du Sinaï, le 31 octobre 2015, d’un Airbus russe transportant des touristes.

Dans des déclarations faites aujourd’hui et qui ont été rapportées par la presse égyptienne, Le président égyptien a affirmé comprendre que ‘’tout le monde (veuille) savoir ce qui s’est passé’’ mais que cela pouvait prendre du temps. « Cela pourrait prendre longtemps, mais nul ne pourra cacher ces choses. Dès que les résultats seront disponibles, les gens seront informés », a-t-il indiqué.

Le vol MS804 d’Egyptair Paris-Le Caire, parti de Roissy-Charles de Gaulle mercredi vers 23 heures, devait arriver jeudi à 03h05 locales (01h05 GMT). Il a disparu des écrans des radars en entrant dans l’espace aérien égyptien.

Les informations en possession des enquêteurs ne privilégient pour le moment par l’hypothèse d’un acte terroriste par rapport à d’autres : des messages d’alerte en provenance de l’appareil juste avant sa disparition des écrans des radars ont signalé de la fumée, notamment sous le plancher du cockpit.

Sur le terrain des opérations, les recherches de l’épave de l’A320, au nord de la ville égyptienne d’Alexandrie, se poursuivaient dimanche avec l’arrivée de nouveaux navires et d’un sous-marin égyptien pour sonder les 3.000 à 4.000 m de profondeur et localiser également les deux boites noires de l’appareil, vitales pour comprendre les raisons du crash.

Pour rappel les premiers débris de l’appareil ont été localisés et repêchés samedi, ainsi qu’un ‘’membre humain’’, selon l’armée égyptienne.