L’armée égyptienne a annonce vendredi en milieu de journée qu’elle a retrouvé des débris du vol MS804 d’Egyptair et des effets des passagers à l’ouest des côtes d’Alexandrie. Il n’y a aucun survivant des 66 passagers du vol Paris-le Caire, dont une famille algérienne. 

Des débris de l’A320 avaient été retrouvés par l’armée égyptienne, selon un communiqué de l’armée, qui précise que  »des avions et des navires de l’armée ont trouvé des effets personnels des passagers et des débris de l’appareil à 290 km au nord d’Alexandrie. Les recherches se poursuivent et nous sommes en train de retirer de l’eau tout ce que nous trouvons ». Par contre, le ministre grec de la défense Panos Kammenos a annoncé que parmi les objets retrouvés, il y avait  »un membre humain, deux sièges et une ou plusieurs valises ». Mais,  »l’épave de l’avion est toujours activement recherchée. Pour l’heure, seuls des débris ont été retrouvés », ajoute t-il. L’avion d’Egyptair a quitté l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle mercredi à 23h09 pour le Caire, où il devait arriver à 03h05 (01h05 GMT). A 2h45, les radars du contrôle aérien grec avaient perdu tout contact avec l’appareil. Sur son compte Twitter, la compagnie aérienne égyptienne avait annoncé que  »le vol Egyptair MS804 a perdu le contact avec les appareils radars à 2h45, heure du Caire ». Précision importante: le twitt d’Egyptair mentionne que l’appareil avait disparu des radars  »après avoir pénétré l’espace aérien égyptien de dix miles » (16 km), près des côtes d’Alexandrie. L’airbus, qui était à 37.000 pieds d’altitude (11.000 mètres), avait pénétré l’espace aérien égyptien quand il a disparu des radars jeudi à 2h45, explique encore Egyptair. Les autorités égyptiennes estiment qu’il ya des grandes possibilités que ce crash soit une attaque terroriste, et non une défaillance technique. Un témoin oculaire affirme avoir vu une « boule de feu » dans le ciel à peu près à l’heure et dans la zone de disparition de l’avion. Un témoignage pas encore confirmé, ni infirmé par les autorités grecques, qui avaient annoncé qu’elles allaient le vérifier.