Les spécialistes de l’industrie des télécommunications l’affirment : La téléphonie mobile est en train de passer un nouveau cap, avec l’adoption massif des terminaux et objets connectés à un niveau mondial, créant ainsi la société de l’information la plus connectée de l’histoire de l’humanité dans les 20 à 30 prochaines années. En 2025, le monde gagnera quatre milliards de nouveaux utilisateurs des réseaux à large bande, le trafic data par usager sera multiplié par 500, et le nombre d’objets connectés à ces réseaux dépassera les 100 milliards. A cela, il faudra ajouter d’autres innovations dans la sphère des réseaux mobiles de demain, comme le streaming vidéo 2K et 4K, qui est déjà devenu l’élément précurseur des services de la réalité virtuelle à distance. En Algérie, l’avenir des télécommunications mobiles dépendra donc, en grande partie, sur les enjeux de l’ouverture du spectre des fréquences à l’exploitation commerciale. Le « refarming » (adaptation) des canaux fréquentiels entre différentes technologies mobiles n’existe toujours pas dans le carnet d’activité de l’ARPT. Ce mode d’optimisation des ressources fréquentielles a déjà fait ses preuves dans de nombreux pays.

En Algérie, malgré le lancement de l’UMTS (3G), les terminaux mobiles connectés n’ont toujours pas le pouvoir qu’ils ont acquis dans d’autres sociétés, à savoir de basculer totalement les utilisateurs vers l’espace numérique mobile. Le paiement mobile constitue le principal axe du changement de comportement des citoyens du pays. Ailleurs, payer avec son terminal mobile est devenu simple et sécurisé, et de nombreuses applications se sont développées. Samsung et Apple ont carrément réduit cette solution à une simple fonctionnalité préinstallée dans leurs Smartphones. Selon la première responsable du secteur des TIC en Algérie, le paiement mobile sera lancé l’année prochaine. Espérons que les échéances seront respectées et que le modèle économique robuste qui lui est nécessaire sera disponible avec plus d’innovation et de facilité. La frontière entre gouvernance traditionnelle des TIC et numérisation à volonté va-t-elle disparaître, forçant les acteurs du numérique du pays à se réinventer ? Les espaces numériques et physiques du pays doivent interagir pour rendre les TIC un moteur de croissance pour l’économie du pays. Un tel succès passe impérativement par la construction d’une Algérie parfaitement connectée.