L’Afric’Up qui en est à sa première édition a regroupé 200 startups africaines et une multitude d’experts spécialisés dans le domaine des nouvelles technologies.

Les firmes européennes s’intéressent de plus en plus aux formations en ligne offertes par des entreprises algériennes spécialisées dans le E-learning. C’est ce qu’a affirmé, ce matin, Abdelkader Dali, directeur général de Sofrecom Algérie, filiale du groupe international du même nom, spécialisé dans l’ingénierie liée aux télécoms.

Il s’agit d’un « véritable phénomène qui prend de l’ampleur et la demande européenne sur ces produits algériens est grandissante», a assuré M. Dali lors d’une conférence de presse relative à la participation algérienne à l’Afric’Up, un événement dédié aux startups africaines, organisé à Tunis, les 2 et 3 octobre courant.

Les propos de M. Dali ont été appuyés par Aghiles Djellouli, responsable commercial à la start-up Unicoorp, classée parmi les sept meilleures entreprises ayant participé à cet événement et qui a, d’ailleurs, décroché un accord de partenariat avec une firme européenne. Firme européenne dont M. Djellouli n’a pas souhaité divulguer le nom avant la signature effective du contrat. « Unicoorp propose des formations dans différents métiers en transformant le savoir-faire des experts en produits pédagogiques en ligne, incluant des vidéos », a-t-il indiqué.

« Les entreprises algériennes qui assure des formations professionnelles en ligne intéressent les firmes européennes car elles offrent aujourd’hui des modules de formation aux standards internationaux mais à moindre prix en comparaison avec les entreprises européennes qui font le même métier », a-t-il expliqué. « La demande est très forte sur les produits du e-learning algérien. Notre entreprise n’existe que depuis un an et nous avons déjà huit clients algériens dont une très grande entreprise », a-t-il ajouté, précisant que le contrat qu’ Unicoorp s’apprête à signer avec la firme européenne « est un gros contrat ».

Reprenant la parole, Abdelkader Dali a précisé que la qualité des produits algériens du e-learning s’est fortement améliorée ces dernières années. Les entreprises algériennes sont ainsi devenues avec le temps de véritables concurrents aux startups européennes. « C’est un créneau porteur et il ne faut pas s’étonner de voir des patrons de startups algériennes devenir des milliardaires très rapidement », a-t-il annoncé.

Plus généralement, le directeur général de Sofrecom a révélé que la France, par exemple, allait faire face à une crise causée par la rareté des informaticiens et que les entreprises de ce pays regardent désormais vers le Maghreb. « Dans les cinq prochaine années, la France a besoin de 800.000 à 1000.000 d’informaticiens », a-t-il soutenu, ajoutant que « la qualité de la formation des ingénieurs en Algérie n’est pas du tout en décalage avec celle assurée en France».

De son côté, Mustapha Messaoudi, directeur général d’Antares développement, entreprise algérienne spécialisé dans le Marketing  ayant encadré aux côtés de Sofrecom la participation des quatre startups algériennes à l’Afric’Up a fait une révélation pour le moins inattendue. « Les quatre entreprises algériennes ont réussi à décrocher des contrats de partenariat avec des firmes internationales en marge de cet événement », a-t-il affirmé.

L’Afric’Up qui en est à sa première édition a regroupé 200 startups africaines et une multitude d’experts spécialisés dans le domaine des nouvelles technologies. Microsoft et Google étaient eux aussi représentés à cet événement.