Le collectif note que cette organisation dans sa composante actuelle « ne représente pas l’ensemble des syndicats et des travailleurs du Maghreb ».

Le 5e  congrès de l’Union syndicale des travailleurs du Maghreb arabe (USTMA) tenu le 8 février courant à Tunis, a fait réagir certains syndicats qui se sont dit exclus de la réunion. Il s’agit de six confédérations et unions de travail d’Algérie, Maroc, Mauritanie et Libye.

Prenant acte de la réunion tenue par un groupe d’organisations syndicales maghrébines à laquelle seules cinq organisations syndicales ont été conviées et dont ont été exclues six autres syndicats maghrébins,  le collectif des syndicats (la Confédération démocratique du travail (CDT), l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM), la Confédération Nationale des Travailleurs de Mauritanie (CNTM), la Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie (CGATA), la Confédération libre des travailleurs mauritaniens (CLTM) et l’Union générale des syndicats des travailleurs de Libye (UGSTL)), écrivent dans une déclaration commune, dont nous détenons une copie : « Si nous saluons toute initiative susceptible de renforcer la solidarité syndicale maghrébine, nous considérons que ladite initiative est en contradiction avec les critères de représentativité dument admises par l’Organisation internationale du travail (OIT) et l’Union internationale des syndicats (UIS) ».

Tout en rappelant que l’Union syndicale des travailleurs du Maghreb arabe n’a plus eu d’activité et « n’a pas exprimé de position  sur la scène syndicale maghrébine depuis 2004», le collectif note que cette organisation dans sa composante actuelle « ne représente pas l’ensemble des syndicats et les travailleurs du Maghreb, et lance un appel aux institutions internationales à la boycotter « en raison de sa faible représentativité».