Le café des experts économiques (CCE) revient cette semaine sur le marché financier. Farhat Ait Ali, expert en finances, et Hassan Khelifati patron d’Alliance assurances ont animé ce numéro.

 Tout de go, Hassan Khelifati réfute la paternité de la célèbre déclaration « La réforme financière est la mère de toutes les réformes » à l’ex-ministre Abdel Hamid Temmar. Il remet les pendules à l’heure à ce propos et précise que ce concept a d’abord été émis par Care, le club de réflexion autour de l’entreprise.

Les deux intervenants sont néanmoins unanimes pour dire que le marché financier en Algérie a du mal à décoller car plombé par des pratiques d’ordre politique, bureaucratique voire culturel.

Ce marché est ankylosé car « victime d’un centralisme bureaucratique d’un autre âge, avec une BNA qui détient 95% des crédits », signifiera à ce titre Farhat Ait Ali. L’accès au crédit n’est pas aussi facile qu’on le laisse apparaître. Hormis quelques cas d’école, le reste de la société se plaint  du caractère bureaucratique et discrétionnaire du crédit en Algérie,  laissera encore entendre un Farhat Ait Ali, au franc-parler légendaire.

Hassan Khelifati revient à la charge et épingle d’ex-responsables de la bourse qui étaient, précise-t-il, les premiers, en2009, à l’avoir dissuader d’aller à la bourse d’Alger. Khelifati épargne néanmoins l’ex-ministre des finances, Djoudi, auquel  il reconnaît le mérite d’avoir milité en faveur d’une démarche progressiste.