La Banque mondiale a rendu public le classement «Doing Business» pour l’année 2016, l’Algérie perd 9 places malgré les promesses du gouvernement d’améliorer le climat des affaires.

 

L’Algérie est désormais à 163e sur 189 pays au classement du Doing Business 2016, éditée par la Banque mondiale. Elle recule de 9 places par rapport à l’année 2015, où elle occupait la 154e place. Parmi les 10 critères de sélection établis par la Banque Mondiale, le seul domaine amélioré a été celui de l’obtention des permis de construire dans lequel l’Algérie gagne deux places, passant de la 124e à la 122e place. Dans tous les autres domaines déterminants le classement «Doing Business», l’Algérie stagne ou recule. Pour rappel l’Algérie était classé 115e pays au Doing Business en 2008. Dans ce nouveau classement, les voisins marocains font bonne figure puisqu’ils gagnent cinq places, passant de la 80e à la 75e place des pays dans lesquels il fait bon faire des affaires. Les marocains ont notamment fait d’énormes progrès en matière de transfert de propriété. Les Tunisiens ne sont pas en reste puisqu’ils gagnent une place et passent à la 74e place. Sans surprise la Libye, dans une situation politique et économique chaotique, ferme la marche de ce classement avec une 188e place.

Bouchouareb parle du climat des affaires à Paris

Le classement  «Doing Business» vient sanctionner le climat peu propice aux affaires en Algérie, considéré comme l’un des plus difficiles au monde en la matière. Le ministre de l’industrie et des mines, Abdeslam Bouchouareb a évoqué le sujet, hier après midi à Paris. Il a affirmé que l’amélioration de l’environnement des affaires et la réforme des procédures au sein de l’administration économique était un «axe stratégique» du plan d’action du gouvernement. Il a ajouté, devant les membres du syndicat patronal français Medef-International, que la loi de finances 2016 «est sensible à l’image de l’allègement des procédures et de la charge fiscale frappant les restructurations d’entreprise, dont la propriété relève des mêmes actionnaires ou de la suppression de l’exigence d’un extrait de rôle apuré pour l’accomplissement de la formalité de publicité, de la sûreté accompagnant les opérations de prêts par les banques». Le ministre de l’industrie et des mines est impliqué dans une vive polémique avec Issad Rebrab PDG de Cevital au sujet du blocage d’un important investissement de Brandt Algérie.