Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a déclaré mardi que le président Donald Trump ne souhaitait pas la guerre avec l’Iran, tout en soulignant que la campagne de pressions lancée par Washington contre Téhéran se poursuivrait.
« Le président Trump ne veut pas la guerre, et nous continuerons à répéter ce message, tout en faisant le nécessaire pour protéger les intérêts américains dans la région », a indiqué M. Pompeo à la presse sur la base aérienne MacDill de Floride, après s’être entretenu avec des officiers supérieurs des forces armées.
M. Pompeo a également répété que la campagne de pressions américaines contre l’Iran avait été efficace, et qu’elle se poursuivrait.
Dans une interview accordée lundi à TIME, M. Trump a déclaré qu’il pourrait engager une action militaire pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, mais est resté ambigu quant à un éventuel recours à la force pour protéger l’approvisionnement international en énergie.
Les tensions entre Washington et Téhéran se sont renforcées après l’attaque de deux pétroliers la semaine dernière dans le golfe d’Oman, ainsi qu’en raison des menaces de l’Iran de cesser de respecter l’accord sur le nucléaire de 2015.
Le Pentagone a annoncé lundi le déploiement d’environ 1 000 soldats supplémentaires au Moyen-Orient « à des fins défensives ».
Le président iranien Hassan Rohani a déclaré mardi dans un discours retransmis par la télévision publique que « l’Iran ne ferait la guerre à aucune nation », ajoutant que les efforts américains pour isoler l’Iran n’avaient pas abouti.
Bien que le gouvernement Trump ait répété à maintes reprises que les Etats-Unis ne cherchaient pas la guerre avec l’Iran, et que les déploiements militaires américains étaient purement dissuasifs, les analystes craignent que des incidents imprévus ou des erreurs de calcul entre Washington et Téhéran ne conduisent à une confrontation militaire.