Le pétrole continue d’évoluer au gré des informations sur le volume de production. Malgré la baisse de la production décidée par l’OPEP et ses partenaires, les marchés surveillent les signes de surproduction qui viendrait des schistes américains.

 

Le prix du pétrole new-yorkais et londonien a terminé en hausse vendredi, après la détection d’une légère fuite de pétrole sur un oléoduc en mer du Nord. Le baril de light sweet crude pour livraison en janvier, référence américaine du brut, a pris 67 cents pour clôturer à 57,36 dollars sur le New York Mercantile Exchange.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février a terminé à 63,40 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE), en hausse de 1,20 dollar par rapport à la clôture de jeudi. « Il s’agit de considérations de court terme. Le marché a réagi aux nouvelles concernant une fuite de pétrole en mer du Nord, un problème qui semble en passe d’être réglé », a indiqué Andrew Lebow de Commodity Research Group.

Les hydrocarbures transitant par l’oléoduc Forties, le plus important flux d’exportations de brut du Royaume-Uni, ont été réduits jeudi après la détection d’une fuite dans « une section terrestre » de la ligne, selon la société d’analyse sur l’énergie S&P Global Platts.

Aussi, la nette hausse des importations de pétrole en Chine a donné un coup d’accélérateur au marché vendredi. En novembre, elles ont atteint 9,01 millions de barils par jour, « le deuxième plus haut niveau de l’histoire » du pays, a indiqué Commerzbank, ajoutant que la Chine va « ravir cette année la place des Etats-Unis en tant que plus gros importateur mondial » de brut.

« Ces chiffres coïncident avec la volonté de Pékin d’ouvrir davantage les activités des raffineries indépendantes, ce qui est bon signe », a estimé John Kilduff d’Again Capital. A la fin novembre, le gouvernement chinois a accordé à trois raffineries indépendantes des quotas d’importations pour un total de 370.000 barils par jour, ont rappelé les analystes de Commerzbank.