Dessin signé

 

Le marché pétrolier enregistrait un timide rebond mercredi en début d’échanges sur le marché européen et asiatique. Mais, la décision de l’OPEP vendredi de laisser inchangé son plafond de production. Une décision catastrophique sur les marchés.

 

 

Les prix du pétrole tentaient un timide rebond mercredi en cours d’échanges européens. Vers 11H05 GMT (12H05 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier valait 40,75 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 49 cents par rapport à la clôture de mardi. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour la même échéance prenait 53 cents à 38,04 dollars. Mardi, le panier de 12 bruts de l’OPEP cotait 35,30  dollars, alors que lundi il était à 36,45 dollars/baril, selon un communiqué de l’Organisation. Les 12 bruts de l’OPEP sont le Saharan Blend (Algerie), Girassol (Angola), Oriente (Equateur), Iran Heavy (Iran), Basra Light (Irak), Kuwait Export (Koweit), Es Sider (Libye), Bonny Light (Nigeria), Qatar Marine (Qatar), Arab Light (Arabie Saoudite), Murban (Emirats) et le Merey (Venezuela).   

Les cours du Brent et du WTI, qui sont tombés mardi à de nouveaux plus bas depuis près de sept ans, dans une séance particulièrement volatile, repartaient timidement à la hausse mercredi, soutenus par les estimations encourageantes de l’association professionnelle American Petroleum Institute (API) concernant l’état des stocks américains de brut.

 Prix cherchent direction

 « Les prix du pétrole semblent avoir trouvé une certaine stabilité au cours des dernières 24 heures après avoir subi de lourdes pertes depuis vendredi », relevait Craig Erlam, analyste chez Oanda. La décision de l’Opep de ne pas envisager de réductions de production ni d’annoncer de plafond pour cette dernière a provoqué un autre mouvement de vente sur le pétrole et de nouvelles baisses pourraient suivre dans les semaines à venir », ajoutait toutefois l’analyste.

Depuis la fin de la semaine dernière, les cours du pétrole accusent le coup après que l’OPEP a décidé de ne pas intervenir pour enrayer la chute des prix en conservant en l’état son niveau actuel de production et en renonçant à des objectifs de production chiffrés malgré la surabondance générale.

« Après tout, le fait que les membres (de l’Opep) aient été incapables de fixer une quelconque limite de production signifie qu’un haut niveau de production continu est probable, ce qui va laisser le marché saturé (de pétrole) », commentaient de leur côté les analystes de Commerzbank.

Le prix du baril a baissé de plus de moitié en 18 mois, passant de 115 dollars à moins de 40 dollars.