Le professeur Chitour a appelé à une révolution des jeunes par le savoir (capture)

Les industriels étaient absents au Forum de l’industrie algérienne (FIA) mais cela valait le détour avec un Chemssedine Chitour très pessimiste qui a changé de thème pour dénonçant « l’école de l’échec » et appeler à une « révolution des jeunes ».

Prévu au Centre International de Conférences d’Alger (CIC), Le Forum de L’industrie algérienne (FIA) s’est finalement déroulé à l’hôtel Sheraton d’Alger.  Ce n’est pas le seul changement : le forum se déroulera en deux jours seulement au lieu de trois jours comme prévu.  

L’absence des acteurs de l’industrie – Issad Rebrab, Aderrahmane Benhamadi, Slim Othmani, Lies Kerrar a occasionné un troisième changement : celui du programme.

Un changement logique puisque les intervenants étaient d’accord pour dire qu’il était difficile de parler de l’industrie dans les conditions actuelle. L’économiste, Alexandre Kateb a appelé à une nouvelle réglementation, le professeur Chemssedine Chitour a mis l’accent sur ce qu’il a appelé l’école de l’échec.

 « Il n’y aura pas de développement de l’industrie ni d’aucun autre domaine avec la réglementation actuelle » a souligné Alexandre Kateb qui estime qu’il faut passer d’une conception verticale à une politique qui qui associe les acteurs privés.

Chemssedine Chitour, professeur émérite, ne cachait pas son pessimisme. « Il n’y a ni politique énergétique, ni politique industrielle. Il n’y aura pas d’avenir sans investissement sur les hommes » a-t-il martelé.

 

« L’industrie n’a aucun avenir dans les conditions actuelles »

Le professeur a décidé d’opérer d’autorité un changement dans le thème. « Je ne vais pas parler d’industrie qui n’a aucun avenir en Algérie dans les conditions actuelles … Je change de thème, je parlerai du développement humain durable qui serait une solution efficace » a-t-il déclaré dans une intervention tonitruante.

Le professeur a fustigé le système éducatif, l’absence de formation d’ingénieurs qui seront si utiles à l’économie du pays. Il rétorquera même à Alexandre Kateb au sujet de l’ouverture sur le monde extérieur : « l’OMC n’est pas l’évangile ! Il faut avoir les moyens de s’en affranchir ! »

Le professeur Chitour a appelé à une « révolution des jeunes » qui sont l’Algérie de demain, une révolution qui emprunte la voie du savoir et de la connaissance.  Il n’y a pas de miracle, a-t-il insisté, seuls les meilleurs passent et ce n’est pas avec « l’école de l’échec » que l’Algérie avancera.

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