Sur les 11 millions de personnes en activité en Algérie, 7 millions, soit plus de 63%, sont employées par les entreprises privées.
C’est en effet, ce qu’a indiqué Ali Haddad president du Forum des chefs d’entreprises (FCE),lors de son discours à l’occasion de Journée sur « les nouvelles dynamiques entrepreneuriales », organisée à Paris. Ainsi, il tient à rassurer les hommes d’affaires français en disant que « L’entreprise privée est devenue un véritable moteur de création de richesse et d’emplois. », tandis que « Le secteur public, administration et entreprises, emploie 4 millions de personnes. » « La mue des économies de la région va s’appuyer sur le secteur privé, les Etats ne disposant plus des ressources nécessaires pour assurer la croissance économique. », souligne le président du FCE.
Ali Haddad, qui a exposé les atouts géographique, administrative, naturelle de l’Algérie, a estimé que les opportunités ne manquent pas pour les entreprises françaises et algériennes dans le cadre de partenariats de coproduction et de colocalisation.
Toutefois, avance Ali Haddad, « la coopération entre nos entreprises doit transcender l’aspect commercial et favoriser l’investissement productif, le transfert de technologie et de savoir-faire et la réalisation de pôles de compétitivité et de centres d’excellence. ». Il rappellera également deux créneaux intéressants de partenariat qui restent d’actualité. Il s’agit en premier de créer  une communauté économique franco-algérienne dans le secteur des énergies renouvelables et aussi la mise en place un véritable écosystème de l’innovation entre nos deux pays.
La réussite des entreprises françaises, selon le patron des patrons, déjà installées en Algérie, dénote de la portée du marché algérien. C’est là de Renault, Lafarge-Holcim, ENGIE, CMA-CGM, BNP, Société Générale, Total, Schneider-Electric, et les acteurs de l’agro-alimentaire et des services ne s’y sont pas trompés. Elles y réalisent de très bonnes affaires.