« Une première étude à grande échelle est en cours pour évaluer le potentiel en gaz de schiste dans sept bassins du Sahara algérien. Les résultats préliminaires de cette étude sont encourageants ».

C’est ce qu’a confirmé le directeur de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft), Noureddine Daoudi, dans un entretien accordé au site spécialisé S&P Global Platts.

En rappelant que les développements de gaz de schiste étaient un objectif à plus long terme, Daoudi a souligné que « pour l’instant, l’action de l’Algérie vise à évaluer le potentiel et à acquérir des connaissances sur les techniques et méthodes d’exploration, dans le strict respect de l’environnement ».

Le responsable d’Alnaft a affirmé que l’Algérie possédait les troisièmes plus grandes réserves de gaz de schiste au monde, « mais nous avons encore besoin de connaître le véritable potentiel souterrain».

Il a souligné, à ce propos, qu’il est « fondamental de faire une estimation de ce que nous pourrions produire et des moyens à mobiliser, notamment en surveillant les nouvelles technologies pouvant être utilisées pour le développement des champs et le forage de puits ».

« Le domaine national d’extraction d’hydrocarbures, à terre et en mer, couvrait plus de 1,6 million de kilomètres carrés, avec des zones inexplorées représentant 56% du total », a-t-il déclaré.

Il a affirmé dans ce sens « qu’il existe encore d’énormes quantités de réserves d’hydrocarbures conventionnelles prouvées qui doivent être extraites de nombreux champs en cours d’exploitation, en particulier ceux qui sont matures et nécessitent une technologie pétrolière améliorée ».