Le gaz algérien pourrait accroître ses parts sur le marché européen, selon des responsables autrichiens et espagnols présents au séminaire sur le renforcement de l’accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne dans le domaine de l’énergie, en particulier le gaz.

 

Des experts et responsables européens du secteur de l’énergie ont estimé mardi à Alger que le gaz algérien pouvait augmenter ses parts de marché en Europe, notamment avec l’expiration prochaine de contrats liant des pays de l’Union européenne avec le russe Gazpprom. Des participants au séminaire sur le  »renforcement des structures, pouvoirs et compétences de la commission de régulation de l’électricité et du gaz (CREG) » organisé par la délégation de la commission européenne à Alger, ont estimé que l’Algérie a de réelles opportunités d’améliorer ses parts dans le marché du gaz en Europe. Walter Boltz, le président de  »E-control », le régulateur autrichien des marchés du gaz et de l’électricité, a déclaré qu’il existe une  »nouvelle opportunité » pour les algériens de conquérir des parts de marché sur le sol européen. En particulier avec l’expiration de nombreux contrats, dont ceux passés avec le géant russe Gazprom, a-t-il précisé.

L’Algérie peut améliorer ses parts en Europe

Selon plusieurs délégations présentes à ce séminaire,  »les européens veulent trouver de nouveaux partenaires commerciaux dans les énergies ». Les raisons invoquées par les Autrichiens tiennent d’abord à la cherté des prix pratiqués sur le marché international du gaz, dont ceux pratiqués par le russe Gazprom.  »Nous ne sommes pas satisfaits des prix offerts ces dernières années », explique par ailleurs Walter Boltz. Pour Fernando Hernandes Jiménez-Casquet, directeur du pôle Energie à la Commission nationale espagnole des marchés et de la compétitivité (CNMC),  »le gaz algérien est vendu à un prix plus compétitif », ajoutant que les espagnols sont  »très satisfaits » de leur collaboration avec l’Algérie. La deuxième raison invoquée lors de ce séminaire est la nécessité de «diversifier et de sécuriser» l’approvisionnement du gaz pour une grande partie de l’Europe. Le président d’E-control insiste d’autre part sur une «volonté très forte» de l’UE de diversifier» ses sources d’approvisionnement. Concernant les prévisions de la demande européenne sur le gaz, l’expert européen prévoit qu’elle restera stable cette année, sinon légèrement baissière. Selon des participants  »les opportunités commerciales pour le gaz algérien existent, à condition que les réserves nationales permettront de répondre à cette conjoncture », car  »l’UE cherche en effet à diversifier ses sources d’approvisionnement et à devenir moins dépendants du gaz russe ». L’Algérie couvre 10% des besoins en gaz de l’Europe, derrière la Russie (25%).