[embedyt] https://www.youtube.com/watch?v=Kqblt4EW42M[/embedyt]Le café presse politique de Radio M  a abordé une des actualités les plus renversantes de sa longue carrière : 5 généraux majors en prison et l’assemblée nationale à l’heure d’un putsch.

 

Mais que se passe t-il dans l’Algérie de la fin de règne de Abdelaziz Bouteflika ? La réponse serait dans la question. Le pouvoir présidentiel délégué en informel depuis l’AVC du 27 avril 2013 s’est tellement délité ces derniers mois qu’il provoque le chaos dans les institutions.

Un chaos avec une certaine rationalité dans le cas des cinq généraux-majors embastillés le dimanche 14 octobre par le procureur près du tribunal militaire de Blida. Ils seraient pour certains liés à Kamel Chikhi, dit le boucher,  suspect numéro 1 dans l’affaire du trafic de cocaïne éventé à Oran le 29 mai dernier. D’autres sont soupçonnés de trafic d’influence eu égard à leur niveau de vie et aux résultats des perquisitions judiciaires effectuées chez eux.

Les journalistes invités au CPP autour de Daikha Dridi, lancée pour son second numéro dans le rôle d’animatrice, ont dû tenter de répondre à toutes les questions que se posent les Algériens en ce moment : qui est derrière la mise en détention préventive de généraux encore si puissants dans leur fonction il y a à peine deux mois ?

Est ce que la corruption et l’enrichissement illicite sont les seuls mobiles de ce rebondissement spectaculaire ? Un clan tire-t-il plus profit qu’un autre de ce qui vient d’arriver ?  La présidence de la république est elle vraiment aux manettes dans cette opération mains propres ? Le chef d’État Major, Ahmed Gaid Salah est il plus puissant après cette purge à la tête de l’armée ?

 

MBS, le prince des ténèbres

 

En réalité la concomitance de l’affaire des généraux avec la crise à l’assemblée nationale oblige les intervenants du CPP à établir un lien avec le cinquième mandat et sans doute une certaine difficulté à le faire passer partout comme «une affaire tranchée ».  Hypothèses , théories, et débats.

La deuxième partie du CPP a évoqué l’assassinat inénarrable du journaliste saoudien Jamal Khashoggi . MBS (Mohamed Ben Selmane) le prince des ténèbres saoudien est-il fini après une telle ignominie ? Sans doute oui.

Sauver Saïd Chitour

 

Le  CPP toujours optimiste quand il s’agit de la victoire du bon sens. C’est le cas aussi pour Saïd Chitour le journaliste algérien qui se meurt en prison depuis 16 mois sans que son procès ne pointe à l’horizon. Il faut réagir. Le CPP a relayé un appel à un rassemblement le lundi 22 octobre, journée officielle de la presse nationale,  à 10 heures à la maison de la presse pour exiger la libération de Saïd Chitour.