Officiers de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) en patrouille (photo de Uly Martín publiée sur : www.plan-paix-onu.blogspot.com.

L’envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU, qui a rencontré le roi du Maroc mardi, a discuté hier avec les responsables sahraouis des moyens de relancer les négociations de Manhasset interrompues en 2012.

 

Horst Köhler, envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, est arrivé hier mercredi dans les camps de réfugiés sahraouis, à Tindouf, dans le sud-ouest de l’Algérie. Cette visite est la deuxième étape de sa tournée dans la région, la première depuis sa nomination en août dernier.

L’ancien président allemand, chargé auparavant du dossier libyen, doit relancer les négociations pour la tenue d’un référendum d’autodétermination au Sahara Occidental entre les dirigeants du Front Polisario et le Maroc. A Tindouf, il a notamment discuté avec les responsables sahraouis des moyens de relancer le processus de négociations de Manhasset, dans la banlieue new-yorkaise, interrompues en 2012, ainsi que de la possible médiation de la Commission africaine dans ce conflit, après le retour du Maroc au sein de l’Union africaine.

L’envoyé personnel du SG de l’ONU a entamé sa tournée régionale en se rendant à Rabat, où il a été reçu mardi par le roi Mohamed VI. Une sorte de prise de contact beaucoup plus qu’un entretien, les autorités marocaines ayant toujours refusé de discuter d’une autre option, notamment un référendum d’autodétermination, que celle d’une large autonomie. Après Rabat, et les camps de réfugiés sahraouis en territoire algérien, M. Köhler doit se rendre à Alger et Nouakchott. A l’issue de cette tournée, M. Köhler va remettre un rapport sur sa tournée dans la région fin octobre au Conseil de sécurité de l’ONU.

M. Köhler, qui avait été auparavant nommé représentant spécial du SG de l’ONU pour la Libye, a remplacé le diplomate américain Christopher Ross, qui a démissionné de son poste après que sa neutralité dans le conflit a été contestée par le Maroc. Il avait estimé préoccupante la situation des droits de l’Homme au Sahara Occidental, ce qui avait ‘’déplu’’ à Rabat.