Abderrahmane Benkhalfa, envoyé spécial de l’Union Africaine (UA) pour la lutte contre le Covid-19 et Slim Athmani, président du Cercle économique CARE, ont évoqué les secteurs économiques qui feront l’Algérie de demain, lors d’un webinar organisé par Jeune Afrique autour de ce thème, le 24 juin dernier

Selon l’ancien ministre des finances, l’Algérie a avant tout grand intérêt à développer le secteur des services, car « c’est celui qui ne permet pas à l’Algérie de capitaliser les valeurs ajoutées de l’agriculture et de l’industrie, aussi bien sur les marchés intérieurs qu’extérieurs. ».

Benkhalfa estime que la fin du 51/49 et du droit de préemption et la gestion publique pour bon nombre de secteurs, devrait permettre aux services d’afficher « plein d’opportunités de business pour les années à venir ».

De son côté, Slim Athmani met le curseur sur la finance, qu’il considère être « à la traîne » pour le moment, « ne permet pas de créer cette dynamique tant attendue ».

Pour le patron de NCA Rouiba, la modernisation du secteur financier doit s’articuler autour du passage à l’ère du digital et l’éradication de la bureaucratie, qui est considérée par beaucoup d’experts comme l’une des tares principales du système économique algérien. « Nous avons quelques indicateurs, à l’image du nombre de fonctionnaires par 1000 habitants, qui montrent que le digital n’a pas encore pénétré les entrailles du fonctionnement des institutions algériennes .» A-t-il expliqué.

« L’Algérie a besoin d’un réel plan de e-gouvernement pour digitaliser complètement l’administration algérienne, et pour cela nous avons besoin de ressources et de compétences humaines et pas uniquement d’argent, pour mener à bien ces projets-là.» A-t-il détaillé.