Le commerce de ces produits (1.300 milliards de dollars) est supérieure à celui du secteur automobile.

Selon l’ancien ministre du Commerce, cet accord cause des pertes financières au trésor public de l’ordre de près de 3 milliard de dollars par an depuis son entrée en vigueur en 2005.

 

 

La nécessité de réviser l’accord d’association avec l’Union européenne (UE) avant la poursuite des négociations sur l’adhésion de l’Algérie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a été soulignée mardi par l’économiste El Hachemi Djaaboub pour lequel l’accord entrave dans sa mouture actuelle le processus d’adhésion.

Lors d’une conférence organisée par la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), M. Djaaboub a affirmé que les avantages accordés à l’UE dans le cadre de cet accord, notamment en termes de démantèlement tarifaire, entravaient l’adhésion de l’Algérie à l’OMC.

L’économiste, ancien ministre du Commerce, a expliqué que l’organisation exigeait du pays désirant y adhérer d’accorder à ses pays membres les mêmes avantages qu’il accorde à d’autres pays au titre d’accords préférentiels, ce qui oblige l’Algérie à faire bénéficier tous les pays membres de l’OMC des avantages qu’elle accorde à l’UE.

Il a plaidé, dans ce sens, pour la révision de cet accord qui cause des pertes financières au trésor public de l’ordre de près de 3 milliard de dollars par an depuis son entrée en vigueur en 2005. L’accord prévoit un démantèlement tarifaire graduel jusqu’à l’exonération douanière en 2020.

En contrepartie de ces avantages, l’UE qui s’était engagée à aider l’Algérie à adhérer à l’Organisation, n’a cependant pas respecté cet engagement, a ajouté M. Djaaboub.

Il a, en outre, insisté sur l’importance d’accélérer l’adhésion à l’organisation et à cet espace commercial qui comprend 162 pays, à l’exception de 30 pays peu influents pour le commerce international.

Après son adhésion à l’OMC, l’Algérie pourra établir des échanges économiques et commerciaux avec d’autres pays du monde, et rattraper le retard et partant se mettre au diapason des pays qui ont franchi des étapes importantes dans ce domaine.

Il a, par ailleurs, estimé que les appréhensions quant aux impacts négatifs de l’adhésion de l’Algérie à l’organisation sur l’économie nationale étaient infondées.