Rencontré au 32ème sommet de l’Union Africaine à Addis-Abeba, le diplomate algérien et commissaire Paix et sécurité de l’UA, Ismail Chergui, a évoqué la complexité de la crise libyenne.

Concernant les interférences des pays tels que la France, l’Italie, l’Egypte, Ismail Chergui a estimé que « toutes les initiatives et les bonnes volontés sont les bienvenues, mais je crois qu’il faut un cadre d‘organisation et de convergence de ces énergies ».

Le commissaire Paix et sécurité de l’UA a constaté que « depuis 2011 on a vu beaucoup d’initiatives et beaucoup d’intervenants, mais la situation ne fait que se compliquer et son impact sur les pays voisins est terrible, en particulier ceux du Sahel ».

Alors que la date de la conférence nationale de réconciliation devrait être décidée ce mardi à Addis-Abeba, Smail Chergui a indiqué qu’il n’est pas exclu que « nous ayons une date pour la conférence de réconciliation nationale, mais aussi une possible date pour les élections présidentielles en 2019 ». !

« Aujourd’hui on a tiré la sonnette d’alarme et le moment est venu pour que cessent les interférences étrangères. D’ailleurs, la décision qui sera prise lors de la réunion de mardi tournera autour du fait que le processus de réconciliation devra être conduit de manière conjointe entre les Nations unies et l’Union africaine. Ensuite, il faut arriver à une solution pacifique rapide pour permettre la tenue d’élections présidentielles », a-t-il soutenu.