Le chef de l’Etat-major de l’Armée, Ahmed Gaïd Salah a assuré, aujourd’hui depuis la wilaya de Béchar, qu’il n’existait pas de contradiction entre ce que revendique le peuple dans ses marches pacifiques et les dispositions de la Constitution actuelle, assurant que la voie constitutionnelle reste la meilleure voie.

«On parle beaucoup de l’importance de trouver une solution consensuelle entre les dispositions de la Constitution et les revendications populaires. Croient-ils qu’il existe une contradiction ou bien un écart entre ce à quoi tendent les dispositions de la Constitution dans leurs véritables dimensions et ce à quoi appelle le peuple algérien dans ses marches successives », a-t-il indiqué.

Pour le chef de l’Etat-major, c’est le peuple qui a voté pour la Constitution, assurant qu’il fallait impérativement la préserver. « Le peuple qui a plébiscité sa Constitution est le plus apte à préserver la loi fondamentale de son pays et ses dispositions et à s’y conformer. Aussi, il est impensable de procéder au nom du peuple, à la destruction de la réalisation du peuple algérien, qui est la loi fondamentale, soit la Constitution », a-t-il soutenu. 

« Ceux qui prétendent, par ignorance ou arrogance et entêtement, ou animés par des intentions aux objectifs ambigus, oui ambigus, que le pouvoir du peuple est au-dessus de la Constitution et au-dessus de tous- et c’est une vérité utilisées à tort – car ils tentent sciemment d’outrepasser, voire geler, l’application des dispositions de la Constitution, réalisent-ils que cela signifie la suppression de toutes les institutions de l’Etat et s’engouffrer dans un tunnel obscur dénommé le vide constitutionnel ? Ce qui signifie par conséquent la destruction des fondements de l’Etat national algérien et penser à construire un autre Etat avec d’autres standards, d’autres idées et d’autres projets idéologiques, auxquels seront consacrés des débats sans fin. Est-ce leur objectif ? L’Algérie n’est pas un jeu de hasard entre les mains de n’importe qui, ni une proie facile pour les amateurs d’aventurisme », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le chef de l’Etat-major a appelé à la tenue d’élections présidentielles précédée par un « dialogue inclusif, afin de permettre la concrétisation de cette échéance électorale capitale. Un dialogue qui réunit la classe politique, la société civile et les personnalités nationales et qui sera l’unique voie vers une rupture effective, à laquelle ne cesse d’appeler le peuple algérien, avec tout ce qui est préjudiciable et néfaste, grâce à laquelle nous pourrons éviter tout ce qui va à l’encontre de l’intérêt suprême du pays, et adopter une approche nationale de par son contenu et moderne de par ses moyens et sa pertinence, pouvant être appliquée à la politique et à l’économie, voire à la vie sociale et culturelle».