La Commission économique pour l’Afrique (CEA), la Banque Africaine de Développement (BAD) et la Commission de l’Union africaine (CUA) ont lancé ce samedi le rapport de “la deuxième édition de l’Indice d’intégration régionale en Afrique (ARII 2019)”. Un lancement suivi d’un appel “à l’action pour les pays africains d’approfondir leur intégration”, indique la CEA dans un communiqué de presse.

L’Indice de l’intégration régionale en Afrique “mesure à quel point les pays africains honorent les engagements qu’ils ont pris dans le cadre de diverses initiatives d’intégration panafricaines, tels que l’Agenda 2063 ou le Traité d’Abuja”. Il permet également d’évaluer le niveau d’intégration de chaque Communauté économique régionale (CER) et de leurs pays membres.

Selon le rapport publié dans la plateforme “www.integrate-africa.org“, les pays africain doivent fournir davantage d’efforts “pour intégrer les économies régionales afin de les rendre plus résistantes aux chocs tels que la pandémie actuelle de COVID-19”. Dans l’ensemble, “l’Indice montre que les niveaux d’intégration sur le continent sont relativement faibles avec un score moyen de 0,327 sur 1”.

« Alors que l’édition de l’Indice que nous publions aujourd’hui contient des points de coupure en 2019, la pandémie actuelle de COVID-19 a rouvert la question de savoir si suffisamment d’efforts sont faits pour faire avancer l’intégration régionale comme un moyen d’aider l’Afrique à résister à des chocs systématiques tels que celui aujourd’hui », déclare Stephen Karingi, Directeur de la Division de l’intégration régionale, à la CEA.

« Cet indice est à la fois un exercice de mesure et un appel à l’action ; pour construire des économies résiliantes grâce à l’intégration », ajoute-t-il. « Il identifiera les solutions nécessaires visant réellement à construire une Afrique intégrée ».

Pour sa part, Jean-Denis Gabikini, Directeur par intérim du Département des affaires économiques, de la CUA, a noté que les dirigeants africains doivent utiliser l’urgence créée par la pandémie de COVID19 pour accélérer l’intégration régionale, approfondir les marchés financiers locaux et renforcer le secteur privé pour résister aux chocs futurs comme prévu dans l’Accord sur la zone de libre-échange continentale africaine”.