Les entreprises cibleront leurs investissements dans les pays affichant la croissance la plus rapide comme le Nigeria, l’Egypte, le Maroc, la Tunisie et la Côte d’Ivoire.

Une étude intitulée « La consommation en Afrique : le marché du XXIème siècle », indique que 80% du PIB africain étant concentré sur onze marchés, les entreprises cibleront leurs investissements dans les pays affichant la croissance la plus rapide. 

 

L’Afrique devrait devenir d’ici 2017 la première destination à l’international des investissements pour les sociétés européennes de distribution et de biens de consommation, derrière l’Union européenne (UE), souligne le cabinet d’audit et de conseil Deloitte dans une étude publiée le 19 juin et rapportée par l’Agence Ecofin.

L’étude, intitulée « La consommation en Afrique : le marché du XXIème siècle », précise que 80% du PIB africain étant concentré sur onze marchés, les entreprises cibleront leurs investissements dans les pays affichant la croissance la plus rapide, à savoir le Nigeria, l’Egypte, le Maroc, la Tunisie, le Kenya, l’Ethiopie, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, la RD Congo, l’Ouganda et le Sénégal. Exit donc l’Algérie !

Des pays comme la Côte d’Ivoire, le Cameroun, l’Ethiopie, l’Ouganda et le Mozambique sont parmi les marchés dont l’expansion est la plus forte, observent encore les auteurs de l’étude. De grandes économies comme celle du Nigeria, de l’Afrique du Sud, du Maroc et de l’Egypte maintiennent de bonnes performances, précisent-ils.
La montée en puissance de la classe moyenne, la croissance démographique, la prédominance des jeunes, l’urbanisation et l’adoption rapide des technologies numériques constituent les cinq piliers de la consommation en Afrique, souligne encore l’étude. Forte de plus de 200 millions de personnes âgées de 15 à 24 ans, la jeunesse africain va jouer un rôle majeur, « car elle aspire à un plus grand choix de produits alimentaires, de produits de consommation et de loisirs, ainsi qu’à une plus grande connectivité », note l’étude. Ainsi, 97 % de la population africaine disposera d’un abonnement mobile d’ici 2017, dont 30 % d’une connexion par smartphone. De plus, environ un jeune africain sur cinq a déjà acheté un produit ou un service avec son téléphone mobile.

Augmentation du consumérisme parmi les jeunes


D’après l’étude de Deloitte, les consommateurs africains attachent plus d’importance à la qualité des produits (alimentation, boissons, textile, chaussures et accessoires) qu’à leur prix : 60% des consommateurs mentionnent ainsi le critère de la qualité à la première place alors qu’ils ne sont que 50% à mettre le prix en avant.
Pour près d’un quart des jeunes, acheter des produits de grandes marques constitue une source de satisfaction. « Bien que l’accessibilité à ces produits demeure difficile pour de nombreux consommateurs en Afrique, l’émergence de ces nouvelles aspirations traduit une augmentation du consumérisme, en particulier parmi la population jeune, urbaine et plus aisée ».
L’étude met en avant des disparités qui apparaissent selon les marchés. Ainsi, « pour les produits alimentaires, les jeunes affichent une nette préférence pour les marques locales tandis qu’ils sont plus partagés sur les boissons. Pour la mode et les cosmétiques, les marques internationales sont perçues comme un plus grand gage de qualité et d¹innovation ».