M. Merkouche a indiqué que les nouveaux méthaniers de gros tonnage acquis récemment, vont ‘’nous permettre d’aller, pour le GNL,  vers l’Asie, l’Afrique, la Chine, le Pakistan, l’Inde, et aussi l’Amérique latine ».  

L’Algérie va défendre ses intérêts lors des négociations pour le renouvellement des contrats gaziers avec ses clients, notamment européens, a affirmé ce lundi le vice-président de l’exploration et de la production de Sonatrach Salah Merkouche, chargé de l’exploration et la production.

Il a expliqué dans son intervention à la radio chaîne 3 que les contrats avec beaucoup de clients européens arrivent bientôt à échéance.  »Ce sont des contrats qui arrivent à terme, et donc un nouveau contrat se met en place », a t-il ajouté, précisant  »pas nécessairement le même ». Pour M. Merkouche, la Sonatrach  »est à l’écoute de nos partenaires lors des négociations ». Pour lui,  »l’Algérie est un pays fiable, et tous les partenaires veulent renouveler les contrats, et profiter de la conjoncture internationale. (Mais) Sonatrach va défendre ses droits ».  

Les contrats gaziers à long terme avec les clients européens de Sonatrach arrivent à échéance en 2018 et 2019. Les français Total et italien ENI ont déjà entamé les négociations de ces contrats. Les français veulent notamment expurger ces contrats de l’indexation du prix du gaz sur le pétrole et les prix proches du marché spot. 

Plus de contrats à long terme

Pour le DG de Sonatrach, Ould Kaddour Abdelmoumen,  »tout est ouvert ». Il a expliqué lors de son intervention à la conférence tenue à Londres en octobre dernier intitulée  »Oil and Money » que les nouveaux accords avec les entreprises « ne seront pas indexés sur les prix du pétrole et ne porteront pas sur le long terme ».  Pour lui,  »les contrats à long terme et l’indexation sur le pétrole ne sont plus de mise ».

Par ailleurs, le vice-président de l’exploration et la production de Sonatrach a souligné quant à lui que le groupe algérien doit diversifier « ses livraisons, ce qui permet une compétitivité, et doit s’ouvrir au marché international. Il a également affirmé qu »’il n’y a pas de problèmes avec les partenaires européens. L’Algérie à une vision à long terme pour garder sa part de marché en Europe. On reste sur l’Europe. Nous avons de gros clients en Europe, à l’Est de la Méditerranée sur lesquels les gazoducs n’arrivent pas et donc on doit asseoir notre place à ce niveau là. »  

M. Merkouche relève, par ailleurs, que les nouveaux méthaniers de gros tonnage acquis récemment, vont ‘’nous permettre d’aller, pour le GNL,  vers l’Asie, l’Afrique, la Chine, le Pakistan, l’Inde, et aussi l’Amérique latine ».  »C’est une compétition du GNL, qui va commencer dans quelques années, et l’Algérie, a-t-il insisté, doit être présente un peu partout ».