L’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) a perdu son siège de membre du groupe des travailleurs au sein du Conseil d’administration du Bureau International du Travail (BIT) à Genève, au profit du Maroc, qui représentera désormais la région Afrique du Nord au sein de l’organisation onusienne.

 

L’Algérie briguait un siège de membre titulaire parmi 14 candidatures, mais le candidat de l’UGTA n’a recueilli que 36 voix, très loin derrière le dernier prétendant retenu (96 voix). C’est la marocaine Leila El Amri, de l’Union Marocaine des Travailleurs (UMT), qui intègrera le Conseil d’administration pour un mandat de trois ans, en se classant cinquième sur la liste des membres adjoints avec 105 voix sur un total de 127 votants.
La militante syndicaliste marocaine a bénéficié du soutien de nombreux pays africains et arabes représentés au sein de l’Organisation internationale du Travail.
Organe exécutif de l’OIT, le Conseil d’administration prend des décisions liées à la politique du BIT, fixe l’ordre du jour de la Conférence internationale du travail, adopte le programme et le budget de l’Organisation et élit le directeur général.
C’est le second revers essuyé par l’Algérie au sein de l’OIT, après avoir été éjectée de la Confédération Syndicale Internationale, au profit de la même candidate marocaine.
Lors de la 103e session de l’OIT, qui se tient à Genève depuis le 28 mai, l’Algérie a été classée parmi les 25 pays qui seront étudiés par la commission de l’application des normes de l’Organisation, suite à des plaintes émises par plusieurs syndicats autonomes algériens, sur le non-respect du libre exercice du droit syndical et la violation des lois et traités ratifiés par l’Algérie.