L’Assemblée tunisienne rejette le Coran et la Sunna comme sources de législation (DR)

Avec 166 voix pour, 30 contre et 8 abstention, le nouveau gouvernement tunisien obtient la confiance de l’Assemblée des représentants du peuple et devra se faire confirmer dans les prochains jours par le président Bédji Caid Essebsi.

 

L’Assemblée des représentants du Peuple tunisien élue en octobre dernier a accordé ce jeudi 05 février, sa confiance au nouveau gouvernement  nommé il ya trois jours par Habib Essid à 166 voix des 204 que compte le Parlement. Lors de la séance plénière tenue aujourd’hui au Palais du Bardo,  166 députés ont approuvé le gouvernement amendé le 02 février, 30 se sont exprimés contre et 8 se sont abstenus. Le nouveau gouvernement est donc approuvé à une « majorité confortable »

Le Front Populaire de Hamma Hammami, arrivé troisième lors des présidentielles et quatrième aux législatives avec 3.66% des voix, avait  annoncé lundi dernier qu’il n’accordera pas sa confiance à ce nouveau gouvernement, tout comme le Courant démocratique et le Congrès pour la République.  Des ministres d’Ennhdha, d’Afak Tounes, de l’Union patriotique libre, des indépendants et Nidae Tounes sont représentés dans ce nouvel exécutif qui compte 27 ministres et 14 secrétaires d’Etat.

Le nouveau gouvernement est dominé par Nidae Tounes, le parti du président Béji Caid Essebsi-dont le secrétaire général Tayeb Baccouche est nommé  chef de la Diplomatie-, l’Union patriotique libre, Afek Tounès  et le Front du salut national. Le parti d’Ennahdha obtient le portefeuille de ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, ainsi que trois postes de secrétariats d’Etat. Le président tunisien Béji Caid Essebsi doit confirmer le premier ministre et les membres du gouvernement.