Le président tunisien Moncef Marzouki ne s’est encore prononcé sur sa candidature à la présidentielle de novembre 2014 (DR)

  

Quelque 35 candidats ont d’ores et déjà annoncé leur candidature à l’élection présidentielle en Tunisie, dont la tenue est prévue pour le 23 novembre prochain. Le président Moncef Marzouki n’a pas encore annoncé sa candidature.  

 

Le Secrétaire général du Congrès pour la République (CPR), Imed Daimi, a annoncé que le conseil national exceptionnel du parti a décidé de soutenir la candidature de son président d’honneur et fondateur, Moncef Marzouki à la présidence de la République, dans le cas où il se porterait candidat. En marge de la tenue la réunion du conseil national extraordinaire du CPR, à Gafsa, M. Daimi a déclaré à l’Agence TAP que si Moncef Marzouki ne présentait pas sa candidature à la présidence, « les structures du parti examineraient la question et prendraient la décision appropriée ». Le porte-parole de la présidence de la République, Chaker Bouajila, a déclaré que pour le moment, rien n’a été décidé à propos de la candidature du président Marzouki. « Mais si M. Moncef Marzouki décide de se présenter à l’élection présidentielle, nous allons le soutenir. Pour le moment ce n’est pas encore le cas, » a-t-il affirmé à Wbedo.tn. Trente-cinq personnalités tunisiennes ont annoncé jusqu’à maintenant leur candidature à l’élection présidentielle, qui aura lieu le 23 novembre prochain en Tunisie. Le dépôt de leurs dossiers auprès de l’instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) devra se faire, selon le calendrier fixé, du  8 au 22 septembre. Toutefois, les médias tunisiens rapportent que plusieurs partis politiques ont manifesté récemment leur mécontentement quant aux conditions d’éligibilité, notamment celles relatives à la caution de 10 000 dinars à déposer au trésor public et l’octroi du bulletin n°3 qui peut prendre un certain temps à causes des lenteurs administratives.

Ennahda ne se décide toujours pas

Le parti islamiste Ennahda n’a pas encore arrêté de choix définitif entre les options qui s’offrent à lui, concernant cette élection, soulignent des sources médiatiques tunisiennes. Le parti de Rached Ghannouchi n’a pas encore tranché entre présenter son propre candidat, en soutenir un autre, ou donner ses faveurs à un candidat consensuel réunissant sur son nom le soutien d’un grand nombre de partis d’obédiences diverses. Les médias rapportent en outre un bras de fer entre la direction d’Ennahda et son secrétaire général démissionnaire, Hamadi Jebali, au sujet de l’éventuelle candidature de ce dernier. D’après webmanagercenter.com, Ennahda a demandé à Hamadi Jebali d’accepter de ne se présenter que s’il reçoit le feu vert de son parti. « Mais l’ancien chef du gouvernement ne l’entend pas de cette oreille. Désireux visiblement d’acculer Ennahda à se prononcer clairement, il a répondu qu’il ne serait prêt à concéder au parti islamiste qu’un droit de véto, s’engageant à ne pas se présenter si le Majliss Choura décidait, même secrètement, de s’opposer à sa candidature », souligne le magazine. Et d’enchainer que même si, officiellement, l’ancien secrétaire général du parti islamiste n’a pas encore renoncé à présenter sa candidature à la magistrature suprême, il pourrait finalement s’y résoudre. Et cela pour la bonne et simple raison que, affirme-t-on dans son entourage, Hamadi Jebali ne conçoit pas, un seul instant, de causer du tort à la formation politique au sein de laquelle il a évolué pendant près de quarante ans et qu’il a dirigé à un moment donné. Ce qui veut dire qu’il comprend très bien les motivations de la direction du parti, dont il continue à faire partie malgré sa démission du poste de secrétaire général.

Des hommes d’affaires et des avocats…

Toujours dans le registre des candidatures, le Front populaire a annoncé, sur son site officiel, mercredi 27 août, la candidature de son secrétaire général Hamma Hammami à l’élection présidentielle. La course aux 10. 000 signatures nécessaires pour le dépôt de la candidature, à partir du 8 septembre, a déjà commencé pour M. Hammami.

L’homme d’affaire Mohamed El Frikha a déclaré à l’Agence TAP ce mardi 26 août 2014, qu’il « étudie sérieusement l’éventualité d’une candidature à la prochaine présidentielle ». Le patron de la compagnie aérienne Syphax Airlines s’est dit « toujours disposé à travailler de concert avec toutes les forces et tous les partis désireux de servir la Tunisie, loin des calculs partisans étroits et des querelles politiques stériles ». A la question de savoir s’il était vrai qu’il œuvrait en faveur du dossier de candidature de l’UGTT au Prix Nobel de la paix, Mohamed El Frikha a affirmé, précisant qu’il mettait « à contribution ses relations de par le monde pour susciter des soutiens à ce dossier ». L’homme de loi Habib Zammali, l’un des 73 jugés révoqués par l’ex-ministre de la Justice Noureddine Bhiri au mois de mai 2012, a annoncé, ce mercredi 27 août 2014 sa candidature à la présidentielle.  Il a décidé de se présenter à la présidentielle en tant que candidat indépendant, affirmant avoir obtenu, jusque-là, plus de 8 mille signatures soutenant sa candidature à la présidentielle.