le PIB réel de l’Algérie devrait se contracter de 4,4% dans le scénario de base, si la pandémie du Covid-19 recule d’ici juillet, et de 5,4 % dans le scénario pessimiste, si la pandémie se poursuit jusqu’en décembre, indique le dernier rapport des “Perspectives économiques en Afrique 2020” de la Banque africaine de développement (BAD).

Le rapport publié mardi, souligne dans son volet “perspectives macroéconomique” que la croissance du PIB réel de l’Algérie, qui était de 3,2 % en 2016, “est tombée à 0,7 % en 2019”. Cette contraction est la conséquence de “la baisse de la valeur ajoutée du secteur des hydrocarbures”.

En outre, cette même croissance du PIB a été “freinée par le ralentissement de la consommation privée et le gel des investissements publics à la suite des coupes budgétaires”.

Selon la BAD, la perte potentielle de recettes fiscales et non fiscales liée à la chute des exportations de pétrole “devrait entraîner des déficits budgétaires à deux chiffres dans les deux scénarios, et jusqu’à 17% du PIB dans le scénario pessimiste”.

Quant au déficit des comptes courants, la BAD prévoit “la même trajectoire”. Ce à cause “du gel ou du report de certains investissements directs étrangers (IDE), qui avaient augmenté de 22 % en 2019”.

Le PIB du continent africain pourrait accumuler des pertes de 236,7 milliards d’USD entre 2020 et 2021

La BAD qui publie son rapport sur les perspectives économique du l’Afrique dans le le contexte du Covid-19 estime que “la contraction projetée de la croissance en 2020 pourrait coûter à l’Afrique des pertes en termes de PIB de l’ordre de 145,5 milliards d’USD (scénario de base) et 189,7 milliards d’USD (scénario pessimiste). D’ailleurs, avant l’apparition du Covid-19, le PIB africains est estimé à 2 590 milliards d’USD projeté en 2020.

Un taux d’inflation en hausse

“La pandémie a déjà provoqué une accélération de l’inflation sur le continent”, estime les rédacteurs du rapport. Dans certains cas, elle dépassait 5 % au premier trimestre de 2020. Cette accélération découle principalement des perturbations dans l’approvisionnement en ressources alimentaires et énergétiques, qui sont pour la plupart importées.