Sur plus de 2 000 propositions formulées par les industriels de la CIPA, seules 10% ont été prises en compte par les pouvoirs publics dont certaines sont aujourd’hui dépassées, déplore M. Ziani.

« Nos entreprises ont atteint aujourd’hui des tailles critiques, elles peuvent satisfaire le marché national et même exporter. Mais elles sont freinées par les systèmes actuellement en place», a déploré Abdelwahab Ziani, président de la confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA) qui réclame plus d’écoute de la part des pouvoirs publics.

Sur plus de 2 000 propositions formulées par les industriels de la CIPA, seules 10% ont été prises en compte par les pouvoirs publics dont certaines sont aujourd’hui dépassées, déplore M. Ziani. Il faut aussi « qu’on nous laisse travailler », renchérit-il.

A titre d’illustration, Abdelwahab Ziani, lors de son passage ce matin aux studios de la chaine 3, cite l’exemple de ces freins qu’endurent les entreprises exportatrices notamment en termes d’absence d’accompagnement. L’invité de la radio a évoqué entre autres obstacles ceux « dressés » par la Banque d’Algérie (BA) « principal verrou » à l’export. « Il faudrait que les mécanismes de la BA  s’adaptent à l’entreprise et à son futur », exhorte-t-il.

Le potentiel existe réellement à l’export, notamment vers le continent africain, soutient le président de la CIPA qui illustre son propos : « La Turquie exporte pour 100 milliards de dollars de produits frais vers l’Afrique, nous pouvons y prendre une part de marché de l’ordre de 10 milliards de dollars ».

Le président de la CIPA appelle les pouvoirs publics à passer à l’action et non pas à se contenter de l’adoption de résolutions lors des différentes rencontres avec les patronats. « Les tripartites ont été un très bon chantier qui ont fait sortir pas mal de résolutions importantes, mais ce qui pose problème aujourd’hui c’est la lenteur dans l’application », regrette-t-il réclamant aussi plus de décentralisation de la décision.