La Banque Mondiale (BM) a affiché mardi ses prévisions de croissance pour les économies des pays du Maghreb à l’Horizon 2020 et elles sont plutôt positives.

 

Dans son rapport de suivi de la situation économique mondiale, publié hier. La BM confirme la reprise de la croissance en Algérie en 2018, annoncée par l’institution de Bretton Woods dans son rapport de suivi de la situation économique de la région Mena, publié en avril dernier.

La prévision actualisée de 3,5%  pour 2018 représente 1.9 % de plus que la croissance enregistrée en 2017 et ramène le niveau à celui de 2015. Cette croissance connaitra un ralentissement à partir de 2019 avec 2.0%  puis une baisse significative en 2020 avec 1.3%.

L’institution financière relève, par ailleurs, que plusieurs pays exportateurs de pétrole dans la région Moyen Orient et Afrique du Nord (Mena), dont l’Algérie, ont assoupli leurs projets d’assainissement des finances publiques suite à la hausse des prix du pétrole. Selon l’étude l’Algérie et l’Arabie Saoudite ont revu à la hausse leurs projets de dépenses d’investissement pour soutenir la croissance.

Résultats en dents de scie pour le Maroc dans la croissance du PIB a connu de grosses fluctuations depuis 2015. Passant de 4.5 en 2015, à 1.2 en 2016 puis remontant à 4.0 en 2017, elle retombera à 3.0 en 2018, pour se stabiliser au tour de 3.5 jusqu’en 2020 (0.5 en 2019 et 3.7 en 2020).

La Tunisie quant à elle affiche une courbe ascendante soutenue dans les six dernières années passant de 1.0% au plus fort de la crise en 2015 à 1.9 en 2017. Elle est prévue en hausse au tour de 2.9% en 2018 et poursuivra sur la même lancée jusqu’en 2020 pour atteindre les 3.4%, rapporte l’institution de Bretton Woods.

 » La croissance dans la région devrait se renforcer à 3 % en 2018 puis à 3,3 % en 2019, grâce en grande partie au relèvement des pays exportateurs de pétrole de l’effondrement des prix de cette matière première « , note la BM.

Ces pays devraient accroître leurs dépenses d’investissement grâce à l’augmentation des revenus intérieurs et à la hausse des prix du pétrole.

La croissance des pays exportateurs de pétrole hors CCG, dont l’Algérie, devrait être soutenue par l’augmentation des dépenses d’investissement.

Les économies importatrices de pétrole devraient afficher une croissance plus forte, suite à un regain de confiance de la part des entreprises et des consommateurs sous l’effet des reformes du climat des affaires et de l’amélioration de la demande extérieure.

L’Egypte devrait enregistrer une croissance de 5 % au cours de l’exercice 2017-2018, (période s’étalant du 1er juillet 2017 au 30 juin 2018) et de 5,5 % l’exercice suivant.

Seule ombre au tableau  » Les risques d’assombrissement des perspectives de la région sont prépondérants « . La hausse récente des prix du pétrole pourrait ne pas être soutenue et être contrariée par une production de pétrole de schiste plus importante que prévue aux Etats-Unis.

Pour les pays importateurs de pétrole  » l’amplification des problèmes de sécurité ou l’exacerbation des tensions géopolitiques pourraient nuire au tourisme, refroidir les investisseurs et limiter l’accès au financement « , estime la BM.