Une charte ethique est à même d’assainir le climat interne au sein d’une entreprise.

Tenu de disposer d’une charte éthique avant de conclure son partenariat avec le Danois Novo Nordisk, le groupe pharmaceutique public Saidal est fier de l’avoir élaborée. « Saidal inspire plus de confiance», s’est félicité son PDG, Boumediène Derkaoui, aujourd’hui aux matinales du Cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise.

 

« A mon installation à la tête du groupe, je recevais une vingtaine de lettres anonymes en moyenne chaque mois : des dénonciations. Mais, je n’en ai reçu aucune depuis l’adoption de la Charte éthique en 2014. » L’anecdote racontée aujourd’hui dimanche par le PDG du groupe pharmaceutique Saidal, Boumediène Derkaoui, lors de son intervention aux matinales du Cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise (CARE) tenues à l’hôtel Hilton d’Alger, illustre bien l’ambiance de travail dans les entreprises algériennes.

Le thème des matinales de ce dimanche étant « la gouvernance des entreprises publiques dans le contexte du développement du marché financier », M. Derkaoui est ainsi parti du cas Saidal pour conclure qu’« une gouvernance éthique libère le manager et mobilise d’autres énergies au sein de l’entreprise ».

 

Une charte doit d’abord rassurer la composante interne

 

Le PDG de Saidal qui vient de mettre au point une charte éthique a souligné qu’« il ne s’agit pas de règles ou de procédures qu’on affiche pour se faire connaître mais d’un fonctionnement interne qui rassure d’abord la composante interne ». Le déclic, a indiqué M. Derkaoui, nouveau président de la commission éthique et gouvernance du Forum des chefs d’entreprises (FCE), s’est produit dans la foulée d’un partenariat que le groupe devait conclure en 2012 avec le laboratoire danois Novo Nordisk : « Nous avions été intrigués par une condition posée par le laboratoire Novo Nordisk qui nous avait glissé, dans l’annexe IX du contrat de partenariat relatif aux règles de transparence, l’obligation de disposer d’une charte éthique. Nous avions alors travaillé en collaboration avec l’Institut algérien de normalisation (IANOR). Il a fallu la mobilisation de 80 personnes qui ont constitué 7 groupes de travail pour élaborer cette charte en mars 2014. Nous l’avions distribué aux 4.000 employés du groupe. »

Et le PDG de Saidal de se féliciter du résultat : « Les réunions avec les collectivités locales où sont installées nos unités, avec les prescripteurs (médecins) et les distributeurs, parce nous nous y sommes obligés par notre charte éthique, ont aidé à l’installation d’un climat de confiance en nous ».