Malgré l’absence du roi à la 51ème session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, le Maroc compte défendre sa demande d’adhésion à cette organisation intergouvernementale ouest-africaine.

 

La demande d’adhésion du Maroc à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sera  l’un des points à l’ordre du jour de la 51ème session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de cette organisation qui se tient ce dimanche à Monrovia (Libéria).

Le Maroc avait affiché sa volonté d’adhérer à la CEDEAO en introduisant en février dernier une demande officielle auprès de Ellen Johnson Sirleaf, Présidente du Liberia et Présidente en exercice de la CEDEAO. Une demande qui est intervenue moins de trois après l’adhésion du Maroc à l’Union africaine (UA).

La cérémonie d’ouverture du 51e sommet de la CEDEAO s’est tenue sous la présidence de la présidente 1du Liberia, en présence, notamment, des présidents du Sénégal, du Burkina Faso, du Mali, de la Guinée, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, de la Gambie, du Sierra Léone et du Bénin. Le président de la Commission de la CEDEAO, Marcel de Souza, le représentant spécial du secrétaire général des nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), Mohamed Ibn Chambas et le Haut Commissaire de l’Union européenne, Federica Mogherini, prennent part également au Sommet, selon l’agence MAP.

Intégration progressive

Malgré le fait que le roi du Maroc Mohammed VI ne se rendra pas au Liberia pour participer à ce sommet en raison  la présence à Monrovia du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, la diplomatie marocaine sera représentée à un haut niveau par une importante délégation pilotée par le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita pour défendre la demande officielle d’intégration du Maroc à la CEDEAO, rapporte le site de RFI.

Selon la même source, l’adhésion du Maroc à l’espace CEDEAO s’effectuera d’une manière progressive. Ce sera une «  intégration qui comporterait trois temps définis avant d’être pleinement opérationnelle : la décision politique attendue à Monrovia, l’adaptation juridique à cette décision, et des discussions techniques qui pourraient s’engager. Un processus qui pourrait prendre plusieurs mois, voire plusieurs années. En tous cas, pour Rabat, il n’est pas d’actualité de se contenter d’un statut intermédiaire », explique RFI.