La valeur ajoutée en volume du secteur agricole a enregistré une augmentation de 12,9% au 1er trimestre 2015 (photo publiée sur www.lecotidien.com)

Le directeur général de la FAO a déclaré, malgré tout, que la réalisation de l’Objectif Faim Zéro d’ici 2030 était toujours possible.

 

Le changement climatique représente désormais une réelle menace sur la sécurité alimentaire au niveau mondial, a annoncé, hier, José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), lors de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique, COP23, organisée en Allemagne.

D’après le directeur général de la FAO, il est urgent de changer certaines pratiques en usage, notamment dans le secteur agricole.

«Les émissions de gaz à effet de serre issues du secteur agricole sont appelées à augmenter dans le futur, contribuant ainsi au changement climatique, à moins que le monde n’adopte des manières de produire, de transporter, de transformer et de consommer de la nourriture durables et intelligentes face au climat», a-t-il averti.

Il a tenu, en outre, à attirer l’attention sur le fait que les effets du changement climatique sont désormais visibles sur le terrain. «Le changement climatique pousse des millions de personnes dans le cercle vicieux de l’insécurité alimentaire, de la malnutrition et de la pauvreté. Nous sommes confrontés à une dure réalité : nous ne faisons pas assez d’efforts pour lutter contre cette énorme menace», a-t-il assuré.

M. da Silva s’est toutefois montré optimiste quant à l’avenir, affirmant que la réalisation de l’Objectif Faim Zéro d’ici 2030 était toujours possible. «L’agriculture est le domaine où la lutte contre la faim et le changement  climatique s’unissent pour trouver des solutions», a-t-il dit.

«Il ne s’agit pas seulement de transformer la manière dont nous produisons. Les efforts en faveur de l’adaptation au changement climatique et de l’atténuation de ses effets doivent être déployés pour l’ensemble du système alimentaire : de la production à la transportation, de la transformation à la consommation alimentaire, dans les zones rurales et urbaines», a-t-il ajouté.