Le soutien apportée par la famille de l’historien Abdelmadjid Merdaci au pouvoir à travers des tribunes pro-FLN dans la presse et la nomination de la fille de ce dernier, Meriem Merdaci, comme ministre de la Culture, a provoqué l’indignation de ses frères, tous universitaires, qui rejettent dans la fonds et dans la forme le système actuel et revendique la mise en place en toute urgence d’une Deuxième République.

Effet, les frères Merdaci, Abdellali MERDACI, professeur de l’enseignement supérieur, écrivain ; Mourad MERDACI, psychopathologue, professeur de l’enseignement supérieur, écrivain ; Samir MERDACI, maître de conférences en sociologie de l’information, ont exprimé, dans une déclaration publique leur totale adhésion aux revendications de changement exprimées par des millions d’Algériens et le rejet du système actuelle. « La crise politique ouverte par le long règne (1999-2019) du président Abdelaziz Bouteflika et un cinquième mandat projeté, le large refus du peuple algérien de la continuité d’un système au pouvoir depuis l’aggiornamento politico-militaire de septembre 1962, peuvent être assimilés à une mutation essentielle dans l’histoire de la Nation algérienne, » écrivent-t-il  en soulignant  que « la recherche d’un changement apaisé instituant une Seconde République, qui redonnera leurs droits aux Algériens, est plus que jamais nécessaire et ne doit pas fléchir. Ce sont tous les acteurs de l’Ancien régime qui doivent partir ». Se disant favorable à une démarche de transition vers la démocratie, ils sont usé d’un ton très fort à l’égard des acteurs du système et de ses soutiens, y compris désormais leur frère Abdelmadjid. « La transition vers une aspiration de justice pour tous les Algériens, vers une ère de démocratie à bâtir, ne saurait être l’œuvre de comparses honteux et d’affidés du dernier quart d’heure. Il faut impérativement exiger la dissolution des chambres, du Conseil constitutionnel et du gouvernement, qui ne peuvent être à la mesure de vrais engagements pour l’avenir de l’Algérie. Le peuple algérien doit pouvoir, sans relâche, avec ses hommes et ses femmes de bonne volonté, avec tous les partis politiques qui ne sont pas compromis dans les errements du système déchu, construire une société nouvelle. Cette espérance ne doit pas lui être volée », lit-on encore dans la déclaration des frère Merdaci, Abdellali, Samir et Mourad.

Nadir Allam