La première opération d’export de ce 1er groupe minier 100% algérien portera sur une valeur de 89 millions de dollars.

Chloral, le premier groupe minier 100% algérien, va exporter 1 500 000 tonnes de sel de déneigement pour la campagne 2020-2021, à destination de l’Europe, les États Unis et le Canada.  Cette importante transaction correspond à un contrat obtenu par Choral d’une valeur de 89 millions de dollars, avec 3 partenaires internationaux pour l’exportation.

La première opération d’exportation, inédite en Algérie pour cette matière, doit débuter le 15 juillet prochain à partir du port de Djendjen dans la wilaya de Jijel. Chloral exploite le site de Djebel El Maleh dans la wilaya de Biskra, un des plus vaste gisement de sel à ciel ouvert en Afrique.  L’entreprise Chloral  est en lice pour d’autres appels d’offres à l’international afin d’exporter du sel de déneigement, mais également du sel de traitement d’eau (adoucisseur), ainsi que du sel alimentaire.

Les ambitions de Chloral sur les marchés mondiaux sont portées par des couts de production très compétitifs sur le site de Djebel Maleh. Le minerai est dense en sel (90%) ; le traitement se fait à sec, et les charges d’exploitation en explosifs et en ressources humaines sont maitrisées.

A ces avantages concurrentiels s’ajoute une chaîne logistique intégrée avec un quai spécialisé sur le terminal de Djendjen et des rotations de transports optimisées entre Biskra et Jijel. Il restera à espérer que tous les partenaires impliqués dans la réussite de cette opération, l’environnement administratif et bancaire en particulier, soient au diapason.

Un test de diversification en taille réelle

L’Algérie ne figure pas parmi les acteurs du marché mondial du sel avant 2020. Enasel, la SPA publique en charge historiquement  de ce produit exploite une demi douzaine de salines à travers le pays et prévoit également de développer une activité d’exportation. Chloral devrait faire passer ses effectifs propres de 280 à 450 ressources avec l’exécution de ce premier contrat à l’exportation, sans comptabiliser les emplois indirects suscités.

L’enjeu de la diversification des exportations a subitement pris une dimension dramatique avec l’effondrement de l’activité mondiale dans le contexte de la pandémie du Covid 19. Dans la loi de finance complémentaire pour 2020, la prévision des recettes énergétiques pour 2020 est revue à la baisse à 17.7 milliards de dollars à la fin de l’année en cours.

Elle était estimée à 33.5 milliards de dollars dans la Loi de Finances 2020. Pour rappel, les recettes d’exportation hors hydrocarbures ont plafonné à 2,9 milliards de dollars en 2018 tandis que 5 produits, trustaient 74% des recettes d’exportations hors hydrocarbures sur les 11 premiers mois de 2019.