La nouvelle usine de ciment CILAS de Biskra, une joint-venture entre le cimentier français Lafarge et l’homme d’affaires algérien Souakri a reçu toutes les autorisations nécessaires et l’entrée en production devrait intervenir au milieu de l’année 2015, a indiqué mardi Luc Callebat, PDG de Lafarge Algérie.

 

Le géant français des matériaux de construction détient 49% des parts dans le capital de la joint-venture contre 51% pour la partie algérienne, conformément à la règle en vigueur pour les investissements étrangers en Algérie. L’annonce a été faite en marge du 10e séminaire international sur les technologies du béton, sous le thème « construire des villes meilleures ». De sources proches du groupe français, l’on apprend que l’usine produira dans un premier temps une quantité de 2,7 millions de tonnes annuellement, avant de doubler sa capacité lors de l’entrée en production d’une deuxième ligne de production. A terme, l’usine produira quelque 6 millions de tonnes annuellement, ajoutent les mêmes sources.
Cette unité de production de ciment s’ajoutera à deux usines à M’sila et Mascara (Oggaz) et une autre à Meftah (Wilaya de Blida) co-gérée avec le groupe public GICA (Groupe industriel de ciment d’Algérie). Lafarge a acquis 35% de l’usine de Meftah (1 million de tonnes/an) pour un montant de 43,5 millions d’euros. Le contrat, conclu dans le cadre du processus de privatisation de la cimenterie, prévoit également la gestion du site par le groupe français pour une durée de dix ans, avec à l’appui, un programme de formation pour le personnel. 

240 millions d’euros d’investissements en Algérie
En six années de présence sur le marché algérien, Lafarge a investi 24 milliards de dinars, et crée plusieurs centaines de nouveaux emplois. L’entreprise a mis sur le marché une vingtaine de nouveaux produits (ciments, bétons, plâtres). Le groupe Lafarge Algérie produit actuellement plus de 8 millions de tonnes de ciment en moyenne annuelle pour une production nationale de 22 millions de tonnes/an actuellement. Une quantité en deçà de la demande interne qui, elle, est estimée à 25 millions de tonnes.
L’Algérie a pour ambition à l’exportation de ciment après la satisfaction du marché nationale grâce à l’entrée en service de plusieurs unités à l’horizon 2017.