Le président du conseil d’administration de la Banque africaine d’exportation et d’importation (Afreximbank), le professeur Benedict Oramah, a annoncé samedi à Moscou le lancement officiel de la plateforme d’interconnexion entre les banques africaines par le biais du système régional de compensation, de paiement et de règlement.

L’annonce est venue lors de la conférence de presse de clôture de la 26ème assemblée générale de l’Afreximbank qui s’est tenue les 21 et 22 juin dans la capitale russe, Moscou. « Ce système jouera un rôle dans le soutien et le développement des relations économiques entre les pays africains. Et il facilitera le transfert de fonds et l’augmentation des échanges entre les pays africains », indique le P-CA, Prof. Benedict Oramah.

Le meeting annuel de l’Afreximbank a duré trois jours, et a enregistré participation de plusieurs dizaines d’experts africains et internationaux spécialisés dans le développement du commerce, ainsi que des représentants de gouvernements, de chefs d’entreprise et autres acteurs du secteur du commerce international.

Afreximbank, un bénéfice net de 24% en 2018

L’assemblée générale de la banque a annoncé des bénéfices qui ont atteint les 285,4 millions de dollars à la fin décembre 2018, contre 229,8 millions de dollars en 2017, une évolution de 24%.

Pour ce qui est du bénéfice net de la banque, il a atteint 275,9 millions USD, contre 220,5 millions USD pour la même période en 2017. Ainsi, les actifs ont augmenté de 13%, passant de 11,91 milliards USD en décembre 2017 à 13,42 milliards USD à la fin de 2018, résultat de la forte croissance des prêts avec une avancée de 30,3%.

Entrée prochaine en bourse

Lors de la conférence de presse, le P-CA de l’Afreximbank, Benedict Oramah, a révélé que « la banque a l’intention de placer une partie de son capital en bourse lors de la prochaine étape ». Il a souligné que l’objectif de l’introduction en bourse de l’Afreximban est « d’augmenter le capital de la banque ainsi que son volume d’opérations », précisant que la banque étudie actuellement le volume de l’émission à la bourse ainsi que les options offertes à la Bourse de Londres ou sur d’autres marchés financiers.

De notre envoyé spécial à Moscou, Aboubaker Khaled