La production de pétrole libyenne a pâti depuis 2011 de l’instabilité politique (photo non signée, publiée sur Emerging Equity.org).

 

Selon Messaoud El-Awami, qui s’exprimait en marge de la Conférence internationale sur l’industrie pétrolière et gazière dans le nord de l’Afrique (NAPEC 2017, Oran, 21-24 mars 2017), l’activité pétrolière libyenne a repris à 80% par rapport à son niveau d’avant l’instabilité politique qui a débouché en l’été 2011, sur la chute du colonel Kadhafi.

 

 

La Libye compte atteindre une production pétrolière de 1,2 million de barils par jour (mbj) d’ici la fin de l’année, a déclaré à Algérie Presse Service (APS), hier à Oran, Messaoud El-Awami, le président de l’exposition pétrolière permanente de la compagnie pétrolière libyenne, la National Oïl Compagnie (NOC). Depuis le début du mois de mars, a-t-il ajouté, la production libyenne a atteint 750.000 baril/jour (bj), soit plus de 3 fois son niveau de décembre dernier, qui était de seulement 225.000 bj.

Selon Messaoud El-Awami, interrogé par l’APS en marge de la Conférence internationale sur l’industrie pétrolière et gazière dans le nord de l’Afrique ((NAPEC 2017, 21-24 mars 2017), l’activité pétrolière libyenne a repris à 80% par rapport à son niveau d’avant l’instabilité politique qui a débouché, en 2011, sur la chute du colonel Kadhafi. Il s’est félicité de la « nette amélioration » qu’elle a connue ces derniers mois.

Messaoud Al-Awami a également rappelé, dans sa déclaration à l’APS, que depuis 2011, « 10% des installations pétrolières libyennes ont été affectées par la crise », laquelle, s’est manifestée par une chute vertigineuse de la production pétrolière.

Pour rappel, la Libye a besoin d’investissements étrangers pour faire atteindre à sa production pétrolière son niveau d’avant 2011. Pour les encourager, a déclaré en janvier dernier à Londres le PDG de la NOC Mustafa Sanalla, elle entend lever « le moratoire auto-imposé depuis 2011 sur les investissements étrangers dans de nouveaux projets ».

Selon, Mustafa Sanalla, qi s’exprimait lors du Middle East and North African Energy Conference, « la compagnie ne peut plus attendre la fin de la période de transition (politique) pour adopter les réformes nécessaires au retour des investissements étrangers, vu l’urgence de doper la production pour redresser l’économie ». Les nouveaux projets pétroliers pourraient créer un cercle vertueux de stimulation économique et de sécurité intérieure », avait-il expliqué.

 

Lire également sur ce même sujet :

La Libye envisage de rouvrir son secteur pétrolier aux investisseurs étrangers