Le président turc Erdogan en discussion avec Bouteflika (DR)

La Turquie a indiqué mercredi vouloir établir une zone de libre-échange avec l’Algérie qui permettrait de doubler le volume des échanges commerciaux entre les deux pays de 5 à 10 milliards de dollars.

« Un accord de libre-échange donnera une nouvelle dimension à nos relations commerciales, nous demandons sa conclusion aussitôt que possible tout en préservant les intérêts des deux parties », a déclaré Emre Aykar, président du conseil d’affaire algéro-turc lors d’un forum économique entre les deux pays qui se tient à l’occasion de la visite en Algérie du président turc, Recep Tayyip Erdogan.
M. Aykar a indiqué que son pays souhaitait doubler les échanges commerciaux avec l’Algérie de près de 5 milliards de dollars actuellement à 10 mds de dollars d’ici à 2016. « Nous soutenons les hommes d’affaires turcs à découvrir en Algérie les opportunités d’affaires d’abord dans le commerce, l’investissement et le BTPH », a-t-il précisé, tout en soulignant que l’Algérie figurait parmi les « marchés cibles » des PME turques.
Cependant, l’Algérie a plaidé lors de ce forum pour un partenariat économique gagnant-gagnant avec la Turquie qui dépasse le cadre commercial et renforce les investissements productifs dans le pays avec une garantie de transfert de technologie et de savoir-faire.
M. Aykar a fait part, par ailleurs, des « difficultés » rencontrées par les opérateurs économiques turcs en Algérie citant en cela l’obtention de visas et l’obligation de payement d’une caution bancaire pour les entreprises soumissionnant aux marchés publics de construction.
Le contrat de GNL prolongé de 10 ans
Une convention portant prolongation du contrat de livraison de Gaz naturel liquéfié (GNL) algérien à la Turquie pour dix années supplémentaires avec augmentation de 50 % du volume, a été signée mercredi à Alger par le ministre de l’Energie, Youcef Yousfi et son homologue turc, Taner Yildiz. Dans une déclaration à la presse à l’issue de la cérémonie de signature, M. Yousfi a précisé que cette convention intervenait pour prolonger le contrat signé il y a 20 ans entre les deux pays, ajoutant que « les deux parties ont convenu de prolonger ce contrat de 10 années supplémentaires avec augmentation de 50% du volume ».
Le ministre de l’Energie et son homologue turc ont évoqué la possibilité d’élargir la coopération bilatérale énergétique aux domaines de la prospection, des engrais, de la pétrochimie et des énergies renouvelables.