La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) a été lancée dans sa phase opérationnelle, lors du 12ème sommet extraordinaire des chefs d’Etats et de gouvernements, dimanche à Niamey (Niger).

Les instruments activés lors de ce sommet extraordinaire portent essentiellement sur « l’Observatoire du commerce africain », le « système panafricain de paiement et de règlement numérique », les « règles d’origine », le « portail en ligne pour les offres tarifaires », et la « notification, au suivi et à l’élimination de barrières non tarifaires ».

Selon le président de l’Union africaine, le chef de l’Etat égyptien Abdel Fattah Al-Sissi « les pays africains ont, désormais, une perception plus claire de la manière d’aller de l’avant dans la concrétisation, de bout en bout, de la ZLECA ».

les pays signataires de la zone de libre-échange continentale africaine s’engagent à mettre fin aux droits sur 90% des biens et à éliminer les nombreux obstacles au niveau de 84.000 kilomètres de frontières du continent.

Cet accord ouvre la voie, entre autres, à la constitution d’un marché unique de 1,2 milliard de consommateurs et pourrait annuellement accroître le commerce intra-africain de 52,3%.

Pour rappel, le commerce inter-africain est évalué à seulement 4% du commerce mondial. Éventuellement, le commerce intra-africain atteindra les 25% à l’horizon 2023, alors qu’il est estimé entre 15% et 18% aujourd’hui.