L’activiste Chemes Eddine Lalami connu sous le nom Brahim Lalami a été transféré à Constantine, a-t-on appris d’un membre de sa famille. Arrêté jeudi après-midi à Alger par des individus en civil, l’activiste n’a pas donné de nouvelles durant le week end.
Les recherches effectuées par les avocats dans les commissariats de police durant la journée du dimanche n’ont pas donné de résultat.
Dimanche soir, son père reçoit un appel téléphonique de son fils qui l’informait de son arrestation. « Il a dit à son père qu’il se trouve dans un local des services de sécurité dans la wilaya de Constantine », indique note contact.
Mardi, en début de l’après-midi, il appelle à nouveau sa mère pour la rassurer sur son état de santé.

« Il a dit sa mère qu’il sera présenté très prochainement devant le procureur de la république », affirme membre de sa famille qui s’interroge sur l’identité des personnes qui l’ont arrêté.
« La police affirme qu’elle ne détient aucune information sur lui. Qui l’a arrêté alors et pourquoi il a été transféré à Constantine ? », S’interroge-t-il.
Connu pour son engagement pour le changement politique dans le pays, Brahim Lalami a été arrêté plusieurs fois par les services de sécurité. La première arrestation remonte au 15 février 2019, lorsqu’il a initié une marche dans la ville de Bourdj Bou Arreridj pour dénoncer le projet du 5è mandat pour Abdelaziz Bouteflika.
Pendant le Hirak, il a interpellé près d’une dizaine de fois à Alger, à Oran et Bourdj Bou Arreridj. Après chaque libération, il poste une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle il promettait de continuer le combat.