Cet investissement a coûté à l’entreprise pas moins de 700 millions de dinars, indique le même responsable qui a précisé que cette station permettra d’incinérer tous les déchets de la Sonatrach.

« LafargeHolcim vient d’investir dans une station de traitement et de valorisation des déchets pétroliers qui va être réceptionnée en décembre 2018 ». C’est ce qu’a révélé aujourd’hui le directeur des affaires publiques et communication de cette entreprise, Serge Dubois, au cours d’une rencontre avec la presse organisée à Alger.

Cette station d’incinération qui, selon le responsable de LafargeHoplcim, est une première en Algérie, sera implantée à Oggaz dans la wilaya de Mascara, avec une capacité d’incinération atteignant les 50 000 tonnes de déchets par an.

Cet investissement a coûté à l’entreprise pas moins de 700 millions de dinars, indique le même responsable qui a précisé que cette station permettra d’incinérer tous les déchets de la Sonatrach ou autres clients, avec une technologie maîtrisée et un respect de l’environnement. « Dans tous les pays du monde, les déchets sont incinérés dans les cimenteries. C’est mieux que l’enfouissement et le stockage dans la nature, ou d’acquérir des incinérateurs qui coûteraient à l’Etat plusieurs millions », a-t-il assuré, en ajoutant qu’il y a « une industrie cimentière très forte en Algérie avec des surcapacités qu’on doit exploiter ».

De plus, cette station permettra d’économiser du gaz à travers le pouvoir combustible produit par l’incinération des déchets pétroliers. Ainsi, explique Serge Dubois, « chaque mètre cube de gaz qui est économisé par l’apport du pouvoir combustible des déchets, est potentiellement  une quantité exportable ».

« L’exclusivité qu’on offre c’est qu’on maîtrise la technologie d’incinération grâce à notre partenaire Geocycle, qui est mondialement connu », a-t-il indiqué.

« On brûle 14 millions de tonnes de déchets par an et dans le cadre de notre plan de développement durable, nous comptons brûler 80 millions de tonnes de déchets par an. Alors, pourquoi ne pas faire profiter l’Algérie ? », s’est-il interrogé en affirmant dans ce sens que ce projet est une solution, parmi d’autres, qui s’intègre parfaitement aux engagements internationaux de l’Algérie dans le respect de l’environnement.

A ce propos,  Serge Dubois a affirmé avoir parlé à ce sujet au ministre de l’Environnement et que le projet a été fortement encouragé par les autorités algériennes.