Cette année, la fête de l’Aïd sera placée sous le signe de la prudence.

La Commission nationale de l’observation du croissant lunaire, relevant du ministère algérien des Affaires religieuses et des Wakfs a annoncé, vendredi dernier, n’avoir pas pu observer la portion de l’astre sélène annonçant la fin du Ramadhan.

Conséquemment, le dimanche 24, équivalant au 1er Chawal 1441, sera jour de l’Aïd. Une fête marqué habituellement par une ambiance filiale festive, sera cette année amputée d’un bon nombre de ses repères: Pas de prière de l’Aïd, pas de déplacements en voiture dans et en dehors des wilayates, couvre-feu sanitaire étendu durant les deux jours de l’Aïd, restreignant la mobilité des personnes à six heures seulement, soit de 7h du matin à 13h. Toutes les villes et régions d’Algérie seront pratiquement soumise à un confinement longue durée (18 heures).

Enfin, si du côté des autorités sanitaires, on insiste sur le port du masque, désormais obligatoire, du côté des affaires religieuses, on recommande la visite individuelle aux cimetières et non en groupe.

La crainte d’une flambée de l’épidémie à l’occasion de ces deux jours de l’Aïd est grande chez les autorités sanitaires, au point où le ministre de la santé avait proposé, il y a une semaine, un confinement total durant les deux jours de l’Aïd. Il n’a pas été suivi en cela par les services de la présidence, notamment lors de la tenue du Conseil de Sécurité. Néanmoins, la configuration du confinement pour les deux jours de l’Aïd, se présente comme une sorte de compromis entre les approches sécuritaire et scientifique de l’épidémie du Covid-19.

Toute l’équipe de Maghreb Émergent et Radio M vous dit…Saha Aidkoum !