Le Fonds vert pour le climat (GCF) a accordé 300.000 usd à l’Algérie pour financer la mise en œuvre du plan national du climat et la lutte contre les changements climatiques, a affirmé lundi à Alger un haut cadre du ministère de l’Environnement et des Energies renouvelables.
S’exprimant lors d’un atelier de lancement du projet « Readiness » en présence de la ministre de l’Environnement et des Energies renouvelable, Fatma Zohra Zerouati, le directeur général de l’environnement et du développement durable, Laib Nouar, a précisé que l’enveloppe financière contribuera à réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Le projet « Readiness » est un processus lancé en 2017 pour la mise en place des mécanismes en vue de mettre en œuvre le plan national du climat, a détaillé M. Laib, qui est aussi le point focal auprès du Fonds.
Le projet en question repose essentiellement sur le recrutement d’experts algériens et étrangers pour apporter une assistance technique et institutionnelle au « GCF » ainsi que l’élaboration d’un programme national conforme aux lignes directrices de cet organisme.
Il permet à terme de mettre en place une autorité nationale désignée (AND) et renforcer ses capacités institutionnelles pour assumer efficacement ses rôles envers le Fonds.
Le Fonds vert pour le climat, une plateforme mondiale de financement établie par 194 gouvernements, a pour objectif de limiter ou réduire les émissions de gaz à effet de serre dans les pays en développement, et aider les pays vulnérables à s’adapter aux impacts du changement climatique.
De son côté, la ministre a plaidé pour la mise en place d’une stratégie à l’effet de concrétiser les objectifs climatiques liés à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, un des facteurs du réchauffement climatique.
« L’Algérie n’a pas pu, jusque-là, accéder aux financements accordés dans le cadre des programmes de lutte contre les changements climatiques faute de plateforme préparatoire de ces projets » a-t-elle regretté.
Présent à cette occasion, Samir Grimes, expert international en environnement et développement durable, a insisté sur l’impératif de « maîtriser les mécanismes et la préparation des fiches techniques » devant être, a-t-il noté, conformes aux critères d’éligibilité pour accéder aux financements internationaux spécifiques au climat.
Jugeant « complexes » et « longues » les procédures et démarches d’accès à ces financements extérieurs, l’expert a souligné que les demandes de financement des projets tiennent compte des priorités de l’Algérie, approuvées dans le cadre du plan national du climat, notamment ceux relatifs à l’adaptation agricole et à l’utilisation des ressources en eaux.