S’agissant du projet relatif à la mise en place d’une capacité de 22 000 MW d’ici 2030, Hammoudi a fait savoir que l’objectif était tout à fait réalisable à condition qu’il soit confié à des professionnels.

L’Algérie avec ses grandes capacités en énergies renouvelables doit  penser à en exporter vers l’Afrique. Elle peut devenir ainsi, un grand exportateur d’énergies renouvelables dans la région.

C’est ce qui ressort de la conférence-débat organisée ce mardi, 11 décembre à Alger, par le Cercle d’Action et de Réflexion autour de l’Entreprise (CARE), sous le thème «Le développement des énergies renouvelables en Algérie : potentiel, opportunités et défis ».

Selon le chercheur et expert en énergies renouvelables, Dr M’hamed Hammoudi qui a animé cette rencontre, « les énergies renouvelables vont nous permettre de nous imposer dans les marchés internationaux de l’énergie. Ceci permettra de stocker et de déstocker à la demande notre surplus d’énergie qu’on n’arrive pas à consommer en interne».

Pour Hammoudi, la surproduction des centrales solaires pourrait être transférée sous forme pure (en mégawattheure) à l’étranger. Il est possible, selon lui, d’exporter aussi vers les pays européens, à travers les réseaux de nos voisins Marocains et Tunisiens.

Par contre, ajoute le conférencier, il faut se retourner de l’autre côté où il y a 640 millions de personnes qui n’ont pas accès à l’électricité en Afrique, notamment nos voisins directs du sud qui sont de grands consommateurs d’énergie.

A ce propos, l’expert a donné l’exemple de la Mauritanie qui peut devenir un important client. « L’Algérie a ouvert la voie à l’exportation de différents produits vers la Mauritanie, alors pourquoi ne pas aller encore plus loin et se connecter (au réseau électrique)  de ce pays qui est, à son tour, connecté au Mali », a-t-il expliqué.

D’après lui, pour arriver à réaliser ce défit il faudra renforcer les capacités des réseaux de connexion et pouvoir ainsi vendre directement cette énergie à nos voisins d’Afrique.

Par ailleurs, le conférencier a indiqué au sujet du programme national des énergies renouvelables, que « l’Algérie possède les capacités financières ainsi que la volonté et surtout le besoin de le réaliser ». Ceci permettra, selon lui, de d’économiser nos réserves de gaz naturel et de pouvoir ainsi mieux le vendre et s’imposer dans les marchés mondiaux.

S’agissant du projet relatif à la mise en place d’une capacité de 22 000 MW d’ici 2030, Hammoudi a fait savoir que l’objectif était tout à fait réalisable à condition qu’il soit confié à des professionnels.

Il a expliqué les entreprises algériennes peuvent créer des Joint-ventures avec des multinationales de renom, qui ont fait leurs preuves dans la réalisation de centrales solaires à travers le monde. Ce qui permettra, selon lui, d’accélérer le développement  de l’Algérie dans le domaine des énergies renouvelables.