« Le gouvernement doit jouer son rôle car les accords bilatéraux et régionaux sont des éléments cruciaux », explique l’expert.

« Il faut donner un second souffle aux quatre ou cinq gros opérateurs nationaux qui peuvent avoir des tailles critiques pour aller conquérir d’autres marchés», affirme le Dr Hocine Mahdi, expert  international et Directeur Général de la région Afrique du nord et Afrique de l’ouest IQVIA, un cabinet de conseil et d’audit, numéro 1 en matière d’études cliniques dans le monde.

La situation devient préoccupante  pour les fabricants algériens de médicaments génériques.  La course contre la montre n’est pas en faveur des producteurs algériens, estime cet expert qui préconise l’entame de trois chantiers prioritaires pour réussir le pari de l’export, à savoir celui des intrants, celui de la conquête d’autres marchés et la création de nouvelles molécules.  A l’en croire la géo-éxpansion peut générer de la devise, permettant ainsi aux opérateurs algériens d’avoir une taille critique afin d’investir d’autres créneaux comme celui de  la biotechnologie. Il souligne, par ailleurs, l’importance d’un engagement fort du gouvernement pour la réussite de la démarche.

« Le gouvernement doit jouer son rôle car les accords bilatéraux et régionaux sont des éléments cruciaux à ce stade», souligne-t-il en rappelant que la diplomatie économique est un élément crucial dans le monde du médicament. Le Dr Hocine Mahdi salue au passage les décisions politiques fortes,  portant notamment sur la non importation de produits fabriqués localement (2008).
Au niveau régional, nous sommes le seul pays à être à un aussi haut niveau de performance, dira-t-il. « L’Egypte fait tout aussi bien mais la taille du marché est importante en Algérie, car elle est de l’ordre de 4 milliards de dollars, et est appuyée par un taux d’intégration de 62% et un excellent système de remboursement », explique l’expert.