L’amiante continue à faire des victimes dans le monde. Contrairement aux pays européens, l’Algérie, demeure dépourvue d’organismes d’inspection capables de détecter sa présence et il est temps que les autorités en charge du contrôle et de l’accréditation « bougent dans ce sens ». C’est ce qu’affirme M Larbi Hocine, chef de projet accréditation (Algerac).

Ce dernier lance cette alerte à l’occasion de la journée internationale d’accréditation, marquée ce 9 juin par la remise de certificats d’accréditation à 24 laboratoires et organismes d’évaluation de la conformité algériens, à l’initiative d’Algerac.

En marge de cette cérémonie, M Larbi suggère, au même titre que de nombreux autres spécialistes, que les organismes chargés du contrôle de l’amiante soient accrédités. L’amiante qui a des caractéristiques physiques notamment sa résistance à la chaleur, et des propriétés acoustiques se retrouve dans nombreux matériaux comme les dalles de sol, la tuile, les canalisations…Au point, où, sa présence dans l’environnement quotidien devient insidieuse. Les experts algériens appellent à utiliser des  leviers comme celui de l’accréditation pour lutter contre l’amiante en Algérie. « Le volet amiante n’est pas pris en charge en Algérie ! », rappelle encore M Larbi. 

Selon les animateurs de la rencontre, que 80% des navires qui naviguent aujourd’hui sur les mers et les océans de la planète contiennent de  l’amiante, en l’absence d’une politique mondiale de son élimination massive. Des pays comme la Chine, les Etats-Unis ou la Russie demeurent récalcitrants quand il s’agit d’adhérer aux organismes internationaux qui luttent pour l’élimination de l’amiante.

Bien des organismes d’assurances européen, à l’instar d’un cabinet d’assurance Suisse, refusent de prendre en charges les sinistres occasionnés par l’amiante, vu leur coût faramineux.